mardi 30 décembre 2025

FUMÉE BLANCHE -95- Le MARQUIS de La FRANQUERIE

À l’article de LHR paru dans la revue "Sous la bannière", il y a un épilogue rédigé par le même auteur : le voici.


       « En lisant cet article [exposé plus haut] M. de La Franquerie m’appela, furieux : « M. Rémy nous avions convenu de garder le plus grand secret sur cette rencontre [avec Siri]. Vous nous avez trahis et vous avez abusé de ma confiance. Je ne veux plus entendre parler de vous. »

        Dans la semaine qui suivit la parution de l’article, Monsieur de la Franquerie reçut deux appels téléphoniques de Rome, prouvant que même une petite revue très confidentielle était lue au Vatican [comme quoi Siri était bien surveillé !]. Les correspondants voulaient savoir si l’article était sérieux, ce que Monsieur de la Franquerie leur a confirmé [ce qu’ils attendaient, craignant que Siri en dise de trop, et ce qui prouve la vérité du récit, le Vatican ne s’émouvant pas pour des balivernes]. Il me rappela dans la semaine pour me faire savoir « qu’il me pardonnait et que j’avais eu raison de suivre le conseil de Mgr Guérard ». [En effet, LHR s’était renseigné auprès de Guérard des Lauriers pour savoir s’il devait tenir le secret juré au marquis ; sur la réponse négative de Guérard, LHR publia son récit dans la revue "Sous la bannière".] Nous restâmes très amis jusqu’à sa mort et il fit de moi un héritier de son combat consacré à la mission et vocation de la France. L’article fut ensuite traduit en anglais, en allemand, en espagnol, en italien et diffusé partout. »

Ainsi se termine la relation de Louis-Hubert Rémy, relation qui a ému le Vatican à juste titre à cause de la révélation de Siri sur le « Secret horrible ». Deux ans après, la démission du cardinal fut acceptée. Serait-ce un lien de cause à effet ? Peut-être !

Toujours est-il, je le répète, qu’en s’émouvant ainsi, le Vatican prouvait la vérité de l’article, et donc du « Secret horrible », ce qui n’est pas une mince affaire, car ces deux mots disent tout et prouvent l’imposture.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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FUMÉE BLANCHE -94- "SOUS la BANNIÈRE"

Laissons maintenant LHR conclure son récit :


       « Réfléchissons. S’il [Siri] n’avait pas été élu pape, il l’aurait dit avec autant de promptitude et de fermeté qu’à la question précédente. Ayant été élu, il ne pouvait le dire, tenu par le secret, et, ne pouvant mentir, il s’est retranché derrière ce secret. [Rectifions : ayant été élu, puis ayant démissionné sous contrainte, et donc trahi, il ne pouvait plus rien dire sans dévoiler sa trahison, ficelé par le « secret horrible » imposé par le premier intrus. S’il avait parlé, toute la mascarade aurait été démasquée, mais lui s’en serait sorti honorablement tout en risquant sa tête. Il a donc choisi le silence et s’est enfoncé dans sa trahison jusqu’à sa mort : voilà la triste vérité.]

En fait, il s’avère que j’ai dans mes proches quelqu’un qui le côtoie de près et qui m’a assuré que le cardinal leur a dit avoir été élu pape deux fois [en fait, 3 fois] : à la place de Paul VI, et à la place de Wojtyla [LHR oublie de dire le principal, à savoir, à la place de Roncalli]. La première [deuxième] fois il aurait refusé [dans ce cas, il n’y a pas besoin d’en parler], la seconde [troisième] on l’aurait obligé de refuser sous menace de schisme [ceci est une historiette qui n’a aucune valeur] !

Pour les trois témoins que nous fûmes [LHR, La Franquerie et Dallais], nous sommes repartis très ébranlés et pratiquement convaincus de son élection.

Et alors se posent de graves questions. A-t-il démissionné ? L’a-t-on forcé à démissionner ? Qu’en est-il de ces élections ? Quels lourds secrets pèsent sur lui ? [Tout ceci fait l’objet de ce Blog.]

Lors du dernier Synode [de 1985], il resta quelques heures et repartit. Malgré son âge avancé et le fait qu’il ait dépassé 75 ans, il n’a pas donné sa démission et on ne l’a pas exigée. [En fait il avait donné sa démission à 75 ans qui n’avait pas été acceptée ; elle se concrétisera en 1987.]

Alors ? Dernier cardinal nommé par Pie XII, nous laissons aux historiens et aux théologiens le soin d’étudier ce problème à fond et d’y répondre. Nous laissons simplement ce grave témoignage. »

(“Sous la Bannière”, juillet/août 1986)
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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lundi 29 décembre 2025

FUMÉE BLANCHE -93- Le « SECRET HORRIBLE »

Poursuivons maintenant le récit de LHR là où nous l’avions laissé :


       « Quelques instants plus tard, lui demandant [au cardinal Siri] s’il avait été élu pape, sa réaction fut complètement différente [de celle précédente]. Il commença par rester longuement silencieux, il éleva les yeux au ciel avec un rictus de douleur et de peine, joignit les mains et dit, pesant chaque mot avec gravité : “ Je suis tenu par le secret ”. Puis, après un long silence, lourd pour nous tous, il reprit : “ Je suis tenu par le secret. Ce secret est horrible. [Signalons que le secret du conclave n’a rien d’horrible : il est dans la norme ! Ce n’est donc pas du secret du conclave que parle Siri.] J’aurais des livres à écrire sur les différents conclaves. Des choses très graves se sont passées. Mais je ne peux rien dire ”.
... »

Ici, j’interromps encore le récit de LHR pour commenter.

Quel est ce SECRET HORRIBLE ? Ce n’est pas difficile à le savoir. C’est celui-là-même qu’imposa le premier intrus dans sa rallonge du 29 octobre 1958 pour museler une fois pour toutes les cardinaux afin que rien ne soit su de ce qui s’était réellement passé durant les trois jours précédents. Ceci était capital, et les cardinaux s’inclinèrent, Siri tout le premier puisque c’était lui le principal concerné et que sa chute avait fait chuter tout le conclave. Contrairement à ce qu’il dit, il n’était pas tenu par ce secret horrible qui ressemble férocement à un secret maçonnique : il devait au contraire le divulguer, ce qu’il n’a jamais fait, et on comprend que son confesseur (le Père Candido Caponni), en 1992, a témoigné que Siri avant sa mort, craignait fortement les jugements de Dieu qui allaient bientôt s’abattre sur lui « pour ne pas avoir su assumer ses responsabilités ! », ce qu’il avouera d’ailleurs à Benny Lai dans un dernier enregistrement et dans un langage qui confine à la folie.

On comprend dès lors qu’il n’a pas publié les livres dont il parle ! Et si des choses graves se sont passées, selon ses propres termes, pourquoi n’en a-t-il pas parlé puisque cela remettait en cause la validité des différents conclaves, et il aurait été dans son rôle de dénoncer de telles agissements. Mais voilà : il était ficelé par sa trahison, et pendant 31 ans il a tout laissé faire pour, selon ses propres termes à Benny Lai, « ne pas avoir de problèmes ».

Après ce constat terrible, nous allons reprendre le récit conclusif de LHR.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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vendredi 26 décembre 2025

FUMÉE BLANCHE -92-

Le cardinal Siri fut-il élu pape au conclave de 1963 ? C’est la fumée qui va nous le dire.

En effet, celle-ci ne s’éleva blanche qu’à l’élection de Montini ; auparavant, elle fut toujours noire. Donc, de deux choses l’une :

- ou Siri n’a pas été élu et donc la fumée est noire !

- ou bien il a été élu, mais à la demande qu’on lui fit s’il acceptait, il aura dit Non, et là encore la fumée est forcément noire.

Après ces éclaircissements, nous pouvons poursuivre le récit de LHR et nous comprendrons aisément que Siri parle du conclave de 1958 et non de celui de 1963.

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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FUMÉE BLANCHE -91- LOUIS-HUBERT RÉMY

Louis-Hubert Rémy a rencontré le cardinal Siri en 1985 : son témoignage est précieux car il nous apporte des indices intéressants sur le conclave de 1958 si on sait bien interpréter ce qu’il écrit. C’est pourquoi des commentaires seront indispensables. En attendant, écoutons-le lui-même raconter !


        « Suite à la visite (Ascension 1985) que nous avions faite au cardinal Siri en compagnie de M. de La Franquerie nous avions pris des notes de notre entretien. M. de La Franquerie avait exigé le plus grand secret, mais sur pression de Mgr Guérard des Lauriers qui m’assurait que je n’étais pas tenu par le secret, cet entretien étant trop important, j’écrivis cet article :

    « Le PAPE SERAIT-il le CARDINAL SIRI ?

        Dans un de ses écrits, le Prince Scortesco, cousin germain du Prince Borghèse, Président du Conclave ayant élu Montini au "Pontificat suprême", donne les renseignements suivants concernant le conclave du 21 juin 1963 : “ Pendant le Conclave, un cardinal sortit de la chapelle Sixtine, rencontra les représentants du B’naï B’rith, leur annonça l’élection du cardinal Siri. Ils répondirent en lui disant que les persécutions contre l’Église reprendraient de suite. Retournant au conclave, il fit élire Montini. ” [histoire abracadabrantesque]

        Rendant visite à Monsieur de la Franquerie, en novembre 1984, avec mon ami Francis Dallais, nous reparlâmes de ce grave problème. Monsieur de la Franquerie, en 1963, était en relation suivie avec de nombreux prélats romains, et il nous confirma avoir entendu des confidences de gens sûrs et bien informés ayant eu connaissance de ces faits.

        Nous décidâmes, pour en avoir le cœur net, d’aller voir le cardinal Siri à Gênes. Monsieur de la Franquerie ayant eu l’occasion dans le passé de le rencontrer et d’avoir avec lui d’aimables entretiens, lui écrivit pour lui demander audience ; ce que le cardinal nous accorda le vendredi suivant l’Ascension 1985. La réponse de la demande de M. de La Franquerie, datée de novembre 1984, fut sans réponse, très longtemps. Ce n’est que le Vendredi Saint 1985, que le cardinal, par téléphone, nous donna rendez-vous pour le lundi de Pâques. Ce délai était trop court. Au final le cardinal nous reçut le lendemain de l’Ascension.

        C’est ainsi que le 17 mai 1985, nous nous retrouvions chez moi à Lyon, Monsieur de la Franquerie et Francis Dallais. La soirée fut merveilleuse. J’avoue que je suis sensible au charme très vieille France de notre cher marquis et que nous avons passé, jusqu’à une heure très avancée dans la nuit, des moments inoubliables à l’écouter nous raconter ses souvenirs d’une vie féconde et bien remplie. Que ce soit ses souvenirs sur Monseigneur Jouin, sur le Maréchal Pétain ou sur Pie XII, Monsieur de la Franquerie est intarissable et passionnant.

        Le lendemain matin, nous sommes partis tôt pour Gênes où le cardinal nous attendait vers 10 heures et nous accorda une audience de deux heures. Nous fûmes reçus avec beaucoup d’attention dans le magnifique Palais épiscopal de Gênes. Le cardinal qui parle très bien le français, fut chaleureux, attentif et d’une courtoisie propre à ces gens, grands par la fonction, mais plus encore par le cœur.

        S’engagea alors un dialogue entre ces deux respectables personnes dans un langage diplomatique que je ne connaissais pas et qui est d’un charme, d’une délicatesse, fruit de l’éducation de centaines d’années, et malheureusement disparu de nos jours.

        Ils parlèrent de plusieurs problèmes actuels ou passés, inutiles à retracer aujourd’hui. Pour ce qui nous concerne, nous avions convenu la veille au soir, de parler d’abord de la sortie, lors du Conclave [de 1963], du cardinal Tisserand. Rappelant donc cette histoire, la réaction du cardinal Siri fut immédiate, nette, précise, ferme et indiscutable : “ Non, personne n’est sorti du Conclave ”. [La réponse de Siri fait bien voir que cette histoire est absurde.] Il ne peut témoigner que de ce qu’il a vu et non pas de ce qui aurait pu se passer dans son sommeil ou dans son dos [LHR extrapole inutilement]. Mais ce qui a retenu notre attention, c’est cette rapidité, cette fermeté, ce NON catégorique du cardinal.
... »

Ce qui va suivre est un espèce de quiproquo qu’il est utile d’expliquer avant de poursuivre. En effet, Siri maintenant va parler du conclave de 1958 alors que LHR restera bloqué sur celui de 1963. C’est pourquoi, avant de continuer, une mise au point est nécessaire.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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mardi 23 décembre 2025

FUMÉE BLANCHE -90-

Et voici encore un mythe auquel il nous faut tordre le cou et que les francs-maçons ont diffusé à plaisir pour brouiller les pistes : c’est l’affaire Santoro.

En effet, ils ont prétendu que le dit Mgr Santoro était secrétaire du conclave de 1958 et qu’à un moment donné il en est sorti pour avertir Radio Vatican que la fumée était bien blanche en ce 26 octobre entre 18h00 et 18h30. En fait, ce personnage est décédé en 1943 et il était le secrétaire du conclave qui a élu Pie XII, et il n’a aucunement pris contact avec l’extérieur.

En fait, le secrétaire du conclave de 1958 était Mgr Di Jorio que d’ailleurs le premier intrus a récompensé par la barrette, ce que d’ailleurs les Papes ne faisaient plus ! Que s’est-il donc passé pour être obligé d’inventer une histoire pareille ? Tout simplement, Di Jorio, voyant la fumée blanche s’échapper longuement après l’élection de Siri-Benoît XVI, a pris contact discrètement avec Radio Vatican pour leur demander de dire que la fumée était noire, ce qui a été exécuté à l’antenne. Ceci est évidemment une conjecture, mais au regard de la fable colportée, elle prend tout son sens puisqu’effectivement Radio Vatican a dit que la fumée était blanche mais qu’il fallait la considérer comme étant noire (sic !).

Voilà comment les francs-maçons lancent dans les journaux des fausses informations pour tromper les gens, ce qu’a fait allègrement le Corriere della Sera !

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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FUMÉE BLANCHE -89-

Et voilà que j’apprends, encore par le même source de l’eau-de-rose, j’ai nommé Benny Lai, que le 28 octobre 1958 au matin il n’y a eu qu’un seul tour de scrutin puisque la fumée noire est apparue comme la veille vers 11 heures ; cela signifie que les choses n’allaient pas si bien qu’on a voulu nous le dire.

En résumé, il y a donc eu neuf tours de scrutins, savoir, trois valides le 26 et six autres invalides du fait de la démission forcée de Siri-Benoît XVI.

Ce sont des choses bonnes à savoir, comme quoi on en apprend tous les jours sur ce fameux conclave, et je pense qu’il en reste sûrement encore à apprendre ! L’avenir de mes recherches me le dira.

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FUMÉE BLANCHE -88-

Voici un parallélisme frappant !

Au Martyrologe Romain, à la date du 25 décembre, on lit ceci :

« ...la quarante-deuxième année de l’empire d’Octavien-Auguste...Jésus-Christ...naît à Bethléem... »

Or 2000 ans après la naissance de Jésus-Christ, autrement dit en l’an 2000, si nous faisons le parallélisme avec les 42 ans d’Octavien-Auguste, nous arrivons très curieusement en 1958. Cela signifie que 2000 ans après le début de l’empire d’Octavien-Auguste commence la grande Apostasie, puisque 1958 + 42 = 2000.

Et voici encore un autre hasard qui n’en est pas un : Jésus commence sa prédication en l’an 30 ; et voici que depuis dix ans, on nous annonce la nouvelle ère du développement durable à partir de 2030.

Si le début coïncide, on peut présumer la même chose pour la fin, autrement dit, l’Antéchrist est tout proche ! Mais n’oublions pas que les jours en seront abrégés, comme cela est annoncé dans l’Évangile.

Je ne tire pas de conclusion sur tous ces parallèles : je les constate seulement.

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FUMÉE BLANCHE -87- JOURNAL "Le MONDE"

Et voici maintenant un article du Monde du 25 octobre 1958 signé Jean d’Hospital, journal on ne peut plus gaulliste, écrit juste avant le conclave de 1958 et qui dit que finalement tout est acté pour l’élection du premier intrus en vue du deuxième : il s’agit simplement de lire et d’avoir la comprenoire ouverte !

    « Les cardinaux se prononceront-ils pour un "pape de transition" ?

        Rome, 24 octobre 1958 - Dans une lettre pastorale émue, dédiée à la mémoire du pape défunt, et qui a été publiée par l’Osservatore Romano, Mgr Montini, archevêque de Milan, écrit :

        « Avec lui (Pie XII) disparaît une époque, s’achève une histoire. L’horloge du monde sonne une heure accomplie. »

        Ces deux petites phrases de celui que l’on désigne à bon droit comme le grand absent du conclave résument un sentiment unanime dans les milieux du Vatican et dans les cercles religieux. Elles n’expriment pas une opinion : elles formulent une constatation.

     Pour autant qu’il soit possible d’interpréter les imperceptibles réactions des membres du Sacré Collège depuis la mort de Pie XII, il apparaît que la plupart d’entre eux, pour ne pas dire la quasi-unanimité, considèrent que la situation de l’Église nécessite en effet une refonte, tout au moins une remise à jour.

        Si l’hypothèse que le nouveau pape pourrait changer brusquement la direction imprimée jusqu’ici aux affaires du Saint-Siège est écartée, à Rome chacun s’accorde à prévoir que le successeur du pape défunt modifiera dans une certaine mesure les positions actuelles de l’Église.

        Précisons bien que cette évolution ne saurait comporter l’abandon de positions idéologiques correspondant aux impératifs de la foi. Ce serait une absurdité de supposer que l’évêque de Rome qui s’installera demain reviendra sur la condamnation du communisme en tant que doctrine du matérialisme athée. Mais, sans transiger sur ce point, il sera appelé à résoudre des problèmes intérieurs et extérieurs laissés sans solution.

        Ce serait une grande surprise à Rome si le pape qui sera appelé à entreprendre cette rénovation était un pape fort, dynamique, un Léon XIII [sic ! À part cette allusion idiote, tout le reste est clair comme de l’eau de roche]. On s’attend plutôt à un pape que, faute de mots mieux appropriés, on appelle un "pape de transition". Un pasteur d’âmes, dont la mission essentielle serait d’établir le "passage" entre une monarchie très autoritaire et un régime plus conforme à nos temps... »

Si vous n’avez pas compris, c’est que vous êtes bouchés !
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
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FUMÉE BLANCHE -86- RÔLE de DE GAULLE

Voici un nouveau document ("La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969" par Sébastien Gué) prouvant l’ingérence de De Gaulle dans le conclave de 1958, document qui corrobore celui que j’ai mis plus haut : https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-77.html


        « Fait inhabituel, dès le lendemain du décès de Pie XII, survenu le 10 octobre 1958 [9 octobre], l’ambassadeur de France près le Saint-Siège se voit convoqué de toute urgence à Paris par de Gaulle pour évoquer le prochain conclave [15] afin que le gouvernement détermine la position à adopter. Cette convocation aussi inédite que rapide souligne d’emblée la dimension cruciale que le Général accorde à cette élection pontificale. Elle peut paraître étonnante a priori venant du président du conseil d’une République laïque. En fait il s’agit pour lui de veiller aux intérêts du pays ; intérêts qui ne contredisent pas ceux des ecclésiastiques français, au contraire. En effet, lors de cette entrevue du 11 octobre 1958, de Gaulle et l’ambassadeur de Margerie dressent le portrait du meilleur « papabile » aux yeux de la France. Or le premier souhait du gouvernement, c’est de voir élire un pape dont « le caractère ne fût pas si intransigeant qu’il puisse conduire à des conflits avec l’Église de France » [16], celle-ci étant considérée par certains milieux de curie comme trop audacieuse, voire progressiste – la suspension quatre ans plus tôt de l’expérience des prêtres-ouvriers est alors dans toutes les mémoires... Tout conflit avec l’Église de France aurait des répercussions négatives sur les relations avec le Saint-Siège, le gouvernement français cherche donc à éviter de nouveaux écueils, ou tout autre conflit entre l’Église et l’État. D’un point de vue plus politique – et concernant l’ensemble de la population française, non plus seulement les catholiques – le gouvernement souhaiterait également voir élire un pape « modéré » afin que ses positions en matière de doctrine et d’autorité ne produisent pas de tensions avec l’opinion française [17]. Enfin, dernier aspect évoqué, de Gaulle souhaite que la pensée et l’action du prochain pape ne contrarient pas les intérêts internationaux de la France, c’est-à-dire, concrètement, « qu’il ait pleinement conscience du rôle que joue la France dans le monde » [18]. Dans cette perspective, pour le gouvernement, certaines candidatures sont à éviter résolument. Au premier rang il place l’archevêque de Palerme, le cardinal Ruffini, dont « la réputation de réactionnaire (...) est bien établie » et qui par ailleurs ne dissimule pas le « peu de sympathie [qu’il a] pour notre pays » [19], tout comme le cardinal Pizzardo « à qui l’esprit français inspire une méfiance instinctive » [20]. Après avoir rejeté un certain nombre de noms [Siri devait être dans le lot], après avoir observé que ni l’aile « droite » ou plus traditionnelle de la curie – représentée par le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office –, ni l’aile « gauche » plus libérale et sociale – représentée par le cardinal Lercaro, archevêque de Bologne – ne bénéficient d’une majorité, acheminant le débat vers une solution de compromis, de Gaulle, suivant l’analyse de Roland de Margerie, en déduit que c’est la personnalité du cardinal Roncalli qui correspond le mieux au portrait esquissé [21]. Le patriarche de Venise connaît bien la France, il a été nonce pendant huit ans à Paris où il a laissé un très bon souvenir.

        De Gaulle conclut alors cet entretien avec l’ambassadeur de France près le Saint-Siège par un propos qui ne laisse aucun doute sur son dessein : « Le meilleur candidat, du point de vue français (...) c’est Roncalli ? » [22], l’ambassadeur fit signe que oui, « alors, allez-y ! » répond le Général, qui donne ainsi pour mission à l’ambassadeur de mener, dès son retour à Rome, une « campagne » aussi discrète qu’efficace... [et que maçonnique]

        Après les funérailles du pape défunt le 13 octobre 1958, s’ouvre une période de neuf jours de deuil, les nomendiales [novemdiales], avant l’entrée des cardinaux en conclave. Durant cette période, les membres du Sacré-Collège discutent entre eux tout d’abord, à l’occasion des congrégations générales ou surtout d’échanges informels, qui s’intensifient d’autant plus qu’ils ne se connaissent pas ou peu, Pie XII ne les ayant jamais réunis pour consultation. Mais, pour parachever leur réflexion, les cardinaux ne se limitent pas aux jugements de leurs pairs et multiplient les avis. C’est dans ce contexte que l’ambassadeur de France entre en scène... Pour les cardinaux résidentiels français, les entrevues avec Roland de Margerie sont une étape incontournable. Contrairement à eux, le diplomate connaît quasiment tous les membres du Sacré Collège ; il a par ailleurs une parfaite connaissance des milieux de curie, de ses groupes d’influence et de leurs positions (conservatrices, libérales, etc.), mais aussi de la situation de l’Église et de ses attentes, ce qui lui vaut d’être très apprécié. Dans cette perspective, le diplomate peut espérer que son analyse pèse de tout son poids dans la réflexion des cardinaux.

        Toutefois sa tâche ne s’avère pas aisée car les cardinaux français sont divisés dans leur choix et ils « restent singulièrement inactifs s’abstenant de chercher le contact avec les autres membres du Sacré Collège » [23] [et pour cause : ils savaient bien ce qu’ils allaient faire !], alors même qu’ils pourraient constituer une force déterminante au sein du conclave du fait de leur nombre – ils représente le premier groupe national après les Italiens – et du réel prestige dont dispose le catholicisme français auprès de nombreux prélats étrangers. Si l’ambassadeur tente de remédier à cette situation, ses moyens sont minces [24] ; il ne peut multiplier les conseils sans mécontenter voire irriter les cardinaux français, au risque même de remettre en cause toute l’action déjà entreprise [en effet, De Gaulle voulait brûler les étapes et aller trop vite].

        De Margerie semble étonnamment avoir davantage de succès avec les cardinaux étrangers. Outre ses entretiens avec ses collègues espagnol, portugais, allemand, belge – qui laissent apparaître un intérêt commun – le représentant français reçoit aussi personnellement plusieurs prélats étrangers. Le 16 octobre, il a ainsi un long entretien avec le patriarche d’Antioche qui vient encourager ses initiatives. Le cardinal Tappouni se montre en effet « heureux » de connaître les réflexions qu’inspirait au président du conseil le prochain conclave, « ajoutant textuellement : dites au général de Gaulle que, quand il pense aux six cardinaux français, il n’oublie pas qu’il y en a un septième avec eux » [25] [C’est justement avec lui que Siri a été fumer sa cigarette orientale ! Ce n’est pas un hasard !]. Il a en effet une grande estime pour la France et son rôle historique au Proche-Orient, et espère lui aussi voire élire le cardinal Roncalli [tiens-tiens !]. La sympathie du patriarche pour la France, et leur communauté de vue s’avéreront essentielles... Le soir du 25 octobre les cardinaux entrent en conclave.

        Dans quelle mesure les conseils du gouvernement français et de l’ambassadeur ont-ils joué un rôle dans la détermination des prises de position ? Il semblerait qu’au cours de la première journée [26 octobre] du conclave les Français ne firent preuve d’aucune cohésion [26] [Normal, car il fallait un vrai Pape qu’on ferait renoncer avant d’en élire un faux qui paraîtrait vrai ! D’ailleurs l’auteur qui écrit en 2003, saute par-dessus la fumée blanche du 26 octobre, comme par hasard !]. Il faut attendre que le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office, batte le rappel en faveur du cardinal Ruffini [après la démission forcée de Siri-Benoît XVI] pour que les cardinaux français prennent pleinement conscience de la justesse de l’analyse de l’ambassadeur et de l’urgence de l’union pour contrecarrer l’initiative qui leur serait défavorable [En fait, le grand-œuvre maçonnique était fait ! Siri-Benoît XVI étant devenu Judas II, les félons pouvaient s’unir pour élire le premier intrus.]. S’appuyant entre autres sur l’action amorcée en amont par l’ambassadeur français, le cardinal Tappouni, avec le cardinal Feltin, archevêque de Paris, parviennent à rallier définitivement les cardinaux français, ainsi que plusieurs autres, autour de l’ancien nonce en France [27] [comme par hasard Hebblethwaite ne dit mot de Tisserant qui est le véritable maître d’œuvre]. Alors que les journaux italiens en affirmaient l’existence depuis les jours qui suivirent les funérailles de Pie XII, le « parti français » ne devient véritablement existant qu’à cet instant, et sous l’impulsion « décisive » [28] d’un « étranger »... Avec ce soutien déterminant le cardinal Angelo Roncalli est élu pape le 28 octobre et prend le nom de Jean XXIII [la maçonnerie avait réussi son coup]. Le nouveau pape avait eu connaissance des sentiments du général de Gaulle et de l’ambassadeur de France. Il n’y a pas été insensible. Avant même le conclave, alors que de Gaulle lui adressait « ses meilleurs vœux » [29], celui qui n’était encore que le patriarche de Venise, faisait porter un mot « des plus aimables » à l’ambassadeur de Margerie. Quelque temps plus tard, lors de la remise par l’ambassadeur de ses lettres de créances au nouveau pape, celui-ci fit quelques allusions sympathiques montrant qu’il n’ignorait rien des soutiens que son élection avait trouvés du côté français [30]. Il redit par ailleurs la grande – et sincère – amitié qu’il a pour la France, dont il témoigna tout au long de son pontificat.

        Alors que tous les observateurs, y compris les diplomates français, avaient annoncé un pape de transition, Jean XXIII a entrepris une action considérable : il a lancé l’aggiornamento, la mise au jour, de l’Église, en réunissant le Concile Vatican II ; il a mené une action déterminée en faveur de la paix, symbolisée par une encyclique majeure « Pacem in Terris » en 1963.

Notes :
15) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 213-216, 10 octobre 1958, p. 1.
16) Ibid., dossier 1356, télégramme du 8 novembre 1958, p. 6.
17) Ibid., dossier 1356, télégramme 217-219, 10 octobre 1958.
18) Ibid.
19) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 220, 10 octobre 1958, p. 1.
20) Ibid.
21) Ibid., télégramme du 8 novembre 1958, p. 3.
22) Cité par Jean Puyo, Jean XXIII, le pape inattendu, Paris, Desclée, 1995, p. 118.
23) Ibid., télégramme 256, 23 octobre 1958, p. 1.
24) Ibid.
25) Ibid., télégramme 241, 16 octobre 1958, p. 1.
26) Ibid., télégramme 294, 8 novembre 1958, p. 1.
27) Ibid. ; également Peter Hebblethwaite, Jean XXIII, le pape du Concile, p. 309-312.
28) Ibid.
29) Peter Hebblethwaite, op. cit., p. 309.
30) MAE, série Europe - Saint-Siège, 1956-1960, dossier 51, télégramme de R. de Margerie, 29 décembre 1958. »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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FUMÉE BLANCHE -85-

On peut se demander avec raison comment Siri-Benoît XVI a pu chuter. La réponse est simple si nous examinons ce qui se passe depuis 67 ans, et ce qui s’est passé particulièrement à Vatican2.

En effet, dans ce faux-concile, une minorité était moderniste : la majorité ne l’était pas. Mais en l’absence de tête, puisqu’il n’y avait plus de Pape légitime, la minorité l’emporta sur la majorité. Et comment s’y prit-elle ? C’est tout simple : elle insuffla des nouveautés subtilement déguisées en continuité : la fameuse Nota brevia sur le schéma sur l’Église nous le prouve suffisamment.

En 1958, il se produisit le même scénario : la minorité conduite par Tisserant chuchota aux oreilles de Siri-Benoît XVI que ceci et cela, et de plus ajouta l’impossibilité d’avoir une soutane blanche subtilisée, et le nouveau Pontife céda !

Ne voyez-vous pas que depuis 67 ans, c’est ce que nous voyons partout pour faire apostasier tout le monde, aussi bien dans la sphère ecclésiastique que dans les monastères et les familles ? Comprenez-vous maintenant ?

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
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FUMÉE BLANCHE -84-

Mais voici un détail qui ne manque pas de piquant et qui accrédite mon scénario susdit.

Juste avant le conclave, les cérémoniaires mettent dans la Salle des larmes tout ce qu’il faut pour habiller le nouveau Pontife, en particulier trois soutanes blanches de différentes tailles. Or, Siri-Benoît XVI ne les trouva pas le soir du 26 octobre 1958 ! Et ce fut une pression de plus afin qu’il renonce sous la contrainte à sa charge, car, il ne pouvait retourner devant ses pairs sans être habillé en Pape. Certes, il aurait pu faire acte d’autorité pour avoir l’habillement requis, mais avec tout ce que lui avait chuchoté à l’oreille Tisserant, il préféra suivre son premier sentiment d’avant le conclave, et donc sa volonté personnel à celle de Dieu.

Et le piquant vient de Benny Lai, et oui, encore lui ! Car c’est lui qui donne ce détail ! Comment cela ? Il dit, dans son bouquin à l’eau-de-rose, mais où il est obligé de mettre quand même des choses vraies qui n’ont été contestées par personne, son livre en français ayant paru en 1983, Benny Lai dit donc que les trois soutanes ont été mises en leur lieu le matin du 28 octobre 1958, ce qui prouve qu’elles ont été enlevées avant que Siri-Benoît XVI aille dans la Salle des larmes afin que ne les trouvant pas, ce moyen de pression fut suffisant pour enfin le faire chuter. Précisons pour être honnête que les cérémoniaires ont dû faire leur travail, comme on le voit pour la fumée blanche, et qu’ils n’ont pas à être incriminés ; les seuls responsables sont seulement les infiltrés, peu nombreux au conclave il est vrai, ce que d’ailleurs Pie XII redoutait.

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FUMÉE BLANCHE -83-

Avant le conclave de 1958, le cardinal Siri fut sollicité pour savoir s’il accepterait d’être élu : son Non fut catégorique.

Le 26 octobre, ayant été élu, il fit son devoir : il accepta, comme le sollicitait la Constitution apostolique de Pie XII ; il pris un nom, probablement Benoît XVI, et la fumée blanche monta dans le ciel.

Dans la Salle des larmes où il se rendit, Tisserant vint lui chuchoter :
- que pour le bien de l’Église, il ferait mieux de renoncer !
- que d’ailleurs De Gaulle ne le voulait pas comme Pape mais désirait que ce fut Roncalli !
- que s’il n’abdiquait pas, ses proches pourraient avoir des problèmes !
- que ceci et que cela...

Siri-Benoît XVI prit peur et revint à son premier sentiment d’avant le conclave. Cependant, pour ne pas avoir l’air d’abdiquer, il prit un moyen terme. Et c’est là qu’intervient le scénario que les francs-maçons ont mis sur le dos de Pie XII.

Il revint donc vers ses pairs et leur dit que pour plus de sécurité sur son élection, il préférait que le lendemain ils fassent un nouveau vote pour bien s’assurer du résultat, chose inouïe et illégale évidemment. Cependant l’élu avait parlé, et le lendemain matin la chose fut exécutée, ce qui explique que ce matin là il n’y eut qu’un seul scrutin.

Le vote en sa faveur s’étant confirmé, on lui redemanda s’il acceptait, et là, il dit un Non catégorique, et la fumée noire monta vers le ciel vers 11 heures.

Quoique tout ceci fut invalide bien sûr, la chose parut légitime devant les cardinaux qui purent continuer leurs votations pour aboutir au premier intrus : Judas II avait réussi son coup, et il put aller fumer une cigarette orientale avec un collègue selon les dires de Benny Lai...

Tout ce que je viens de dire, je le répète, est un scénario possible, et c’est dans ce sens-là, et dans ce sens seulement qu’il faut le comprendre.

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FUMÉE BLANCHE -82-

Avant d’aborder le scénario possible, sinon probable, de ce qui s’est passé dans le conclave de 1958, il nous faut d’abord tordre le cou à une fable que les francs-maçons ont propagé pour servir d’écran de fumée à ce qui serait arrivé dans le dit conclave. Ils ont prétendu que Pie XII avait été élu rapidement mais qu’il aurait demandé un nouveau scrutin pour être sûr de son élection, ce qui n’a aucun sens et complètement faux puisqu’allant à l’encontre des règles mêmes du conclave. D’ailleurs, le livre cité plus haut (https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-57.html) remet bien les choses en place en disant ce qui s’est exactement passé : https://montfortajpm.blogspot.com/2025/10/la-fumee-blanche-du-26-octobre-1958-Habemus-Papam-2.html.

On peut se demander pourquoi ce bruit absurde a été répandu un peu partout à partir de 1958 : ne serait-ce pas pour masquer ce qui effectivement s’est passé en cette année 1958, en mettant sur le dos de Pie XII ce qui en réalité est à mettre sur celui de Judas II, autrement dit Siri-Benoît XVI ? Et c’est là que nous arrivons au scénario susdit dont je vais essayer le décryptage, non à la manière de Benny Lai dans son livre "Les secrets du Vatican", qui n’est qu’un roman à l’eau-de-rose mélangeant subtilement le vrai et le faux et ne s’appuyant sur aucune source.

Un seul exemple suffira pour démontrer l’inanité du bouquin de Benny Lai. Ce "vaticaniste" (assurément il ne mérite pas ce titre) ne mentionne pas une seule fois la fumée blanche que 200 000 personnes ont vu pendant une dizaine de minutes au soir du 26 octobre 1958, fumée blanche rapportée par tous les journaux de l’époque et Radio Vatican ! Ce journaliste devait être aveugle... Toujours est-il que son livre fait vomir et que l’auteur ne vaut pas mieux !

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FUMÉE BLANCHE -81- DOCUMENTS

Avant d’aller plus avant, voici les différentes sources qui ne peuvent être contestées.

Documents prouvant la réalité de la Fumée Blanche du 26 octobre 1958 qui annonçait l’élection d’un Pape avant l’intrusion de Roncalli-Jean23 :
1- WIKI RÉSUME le 26/10/1958
2- ASSOCIATED PRESS
3- IRISH INDEPENDENT
4- CHARLES-ROUX
5- THE TABLET

Documents supplémentaires prouvant l’ingérence du Gouvernement français en faveur de l’élection du premier intrus :
1- BERTRAND de MARGERIE

Documents relatifs au cardinal Siri : 
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lundi 22 décembre 2025

FUMÉE BLANCHE -80-

En 1956, Pie XII demanda au cardinal Siri de venir à Rome : le Pape voyait en lui un potentiel successeur, et sans doute voulait-il lui confier auparavant de hautes responsabilités à la Curie ; mais Siri déclina l’invitation, et Pie XII n’insista pas.

Avant le conclave de 1958, Siri fut sollicité pour accepter la Papauté au cas où il serait élu ; d’après le Père Spiazzi, Siri appréhendait qu’on puisse le désigner pour assumer la succession de Pie XII : « En 1958, dit-il au Père Spiazzi, on m’a demandé avec autorité mon accord préalable. J’ai répondu non. » Et c’est là que le scénario commence puisqu’en fait il a accepté l’élection, la fumée blanche l’attestant. Comment cela a-t-il pu se faire ? La réponse est simple : vouloir ne pas être élu est une chose puisque saint Pie X a éprouvé ce sentiment, et être mis ensuite dans la réalité du conclave en est une autre, et saint Pie X l’a bien compris puisqu’il a accepté l’élection et n’est pas revenu sur son Oui, tandis que Siri-Benoît XVI a dit Oui et ensuite Non, ce que j’expliquerai plus au long.

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FUMÉE BLANCHE -79- 30 GIORNI

Dans un article intitulé « Des infiltrés ? Oui.., » paru dans 30 Giorni de novembre 1991 (p.55), on lit :


        « Nous étions en février 1988. Deux reporters de 30 Giorni se rendaient à Gênes, ville portuaire du nord de l’Italie, pour interviewer le cardinal archevêque Giuseppe Siri [Benoît XVI pendant 2 jours]. C’était l’année des papes : le 30e anniversaire de la mort de Pie XII et de l’élection de Jean XXIII, et le dixième anniversaire de l’élection de Jean-Paul II. Personne n’était mieux placé que Siri, qui avait lui-même été papabile lors des trois conclaves, pour témoigner des pontificats de ces trois successeurs de Pierre. On posa à Siri une question à laquelle il ne s’attendait pas, concernant la véracité des allégations périodiques selon lesquelles la franc-maçonnerie avait infiltré l’Église. Le cardinal âgé ne répondit pas et, suggérant qu’il ne souhaitait faire aucune déclaration publique sur la question, il désigna le magnétophone qui était allumé. Puis il fit un geste très éloquent de l’autre main. Ce qu’il voulait dire, c’était : « Bien sûr qu’il y a eu infiltration. » Le magnétophone fut éteint et Siri ajouta : « C’est une affaire très grave, et j’ai des sources de première main. J’ai rédigé mon compte rendu de cet événement et d’autres événements de la vie de l’Église, qui sera publié dans 50 ans [vers 2040 où ses proches n’auront plus rien à craindre de ses révélations]. Mais pour l’instant, je préfère ne rien dire de plus [à cause des représailles possibles]. »

        Le cardinal s’est toutefois confié à son grand ami personnel, Raimondo Spiazzi, un théologien dominicain dans la lignée de Pie XII, qui était doyen de la faculté des sciences sociales de l’Angelicum. Spiazzi rapporte une partie de la conversation dans la biographie qu’il a récemment consacrée à son défunt ami : « Siri a dit que nous devions prier pour les futurs conclaves, pour que ceux qui y participeraient soient véritablement libres de toute forme de conditionnement ou d’influence [ce qui indique qu’à la suite d’influence et de conditionnement, Siri-Benoît XVI a chuté misérablement et est devenu pour ainsi dire Judas II], non seulement en termes ethniques ou politiques [De Gaulle], mais aussi sociaux [ses proches]. Nous devions prier pour qu’« il n’y ait aucune manipulation par aucune secte » [un aveu]. Il faisait référence à la franc-maçonnerie, sur la base d’informations directes qu’il avait reçues de membres affiliés et de sa connaissance des ruses utilisées par la franc-maçonnerie pour piéger les représentants du Vatican et leurs bureaux [lui en premier dont il a fait la malheureuse expérience]. Il n’hésitait pas à citer des noms et parlait du danger que cela représentait, même pour le conclave. C’est peut-être pour cette raison qu’il a proposé d’abolir le secret afin que les événements puissent se dérouler au grand jour. »
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FUMÉE BLANCHE -78-

Il est à signaler que deux événements de la première importance eurent lieu en 1958, événements où le Général de Gaulle eut prépondérance.

Le premier fut l’établissement de la Vème République en France, Fille aînée de l’Église, et dont l’auteur fut précisément De Gaulle : cela eut lieu le 13 mai, anniversaire de la première apparition de la Sainte Vierge à Fatima.

Le second qui eut lieu en octobre aboutit à l’établissement de la conciliaire : ce fut le fameux conclave où, comme il a été dit plus haut, De Gaulle, encore lui, prit une place qui paraîtrait au premier abord secondaire mais qui en fait pesa de tout son poids pour l’élection frauduleuse du premier intrus.

Ces deux événements concomitants préfigureraient-ils une fin concomitante de la Vème République et de la conciliaire ?

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FUMÉE BLANCHE -77- BERTRAND de MARGERIE

Le document qui suit est irréfutable, mais observons derechef que ce n’est pas De Gaulle qui a fait Jean23 mais Siri-Benoît XVI qu’il ne faut pas hésiter à qualifier de Judas II puisqu’il a vendu l’Église pour préserver son propre intérêt afin, comme il le dit lui-même peu avant de mourir, de ne pas avoir de problèmes avec quiconque.

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