1956 fut pour le cardinal Siri une date des plus importantes.
1)
Pie XII l’appela à Rome : le cardinal demanda un délai d’un an ! En
fait, ce délai dura deux ans ! Et finalement, à cause de ses
tergiversations, cela ne se concrétisa jamais.
2) C’est en 1956 que Benny Lai fit la connaissance du cardinal : ce fut son premier ange damné envoyé par la maçonnerie.
3)
Dans ces années-là, les soviétiques installaient leurs pions partout en
Europe de l’Est. Voyant que Pie XII allait sur sa fin, ils firent des
tentatives auprès des cardinaux pour pouvoir installer un futur pape
rouge. Ils négocièrent avec un certain Père Damaso, capucin, éminence
grise du cardinal Siri dont il devint plus tard le confesseur, et de
plus aumônier du journal communiste l’Unita (sic !). Ce second
ange damné incita le cardinal au rapprochement avec Moscou dans le dos
de Pie XII, et Siri n’en souffla mot au Pape !
Nul doute que
tout cela joua un rôle dans la défection de l’élu du 26 octobre 1958,
mais ce rôle fut relatif dans le sens où il ne justifie pas une telle
défection. Il est certain que si le cardinal était parti pour Rome en
1956 comme Pie XII le lui demandait, la tournure des événements aurait
été bien différente.
mardi 25 août 2026
FUMÉE BLANCHE -123- Une DATE IMPORTANTE
vendredi 21 août 2026
FUMÉE BLANCHE -122- INTERROGATIONS
On peut s’interroger sur plusieurs circonstances troublantes entre deux personnages, savoir les cardinaux Ratzinger et Siri.
Le
premier était le confident du cardinal Frings présent au conclave de
1958. On peut penser raisonnablement que ce dernier ait confié à son
conseiller ce qui s’était passé au dit conclave, ce qui expliquerait
l’attitude postérieure de Ratzinger.
1) Lorsque Jean-Paul2
l’appela à la CDF, il attendit un an pour accepter ; Siri, en 1956, fit
la même chose par rapport à Pie XII qui l’appelait à Rome.
2)
Lors de l’élection de Ratzinger en Benoît16, il demanda qu’on prie pour
lui afin de ne pas fuir devant les loups ; quand Siri fut élu en 1958,
prenant le nom de Benoît XVI, il prit effectivement la fuite devant les
loups.
3) Pourquoi ce nom de Benoît XVI que prit Ratzinger, sinon
pour gommer celui-là-même qu’avait pris Siri en 1958 ! Les sirianistes,
manipulés par la secte maçonnique, ont fait courir le nom de Grégoire
XVII pour masquer la vérité et ridiculiser ce qui s’était vraiment
passer en 1958 : leur thèse absurde en fait foi !
4) En 2009,
Ratzinger-Benoît16 déposa son pallium sur la tombe de saint Célestin V
qui avait démissionné validement : pourquoi ? Pour signifier que celui
dont il prenait le nom, savoir Siri-Benoît XVI, avait invalidement
démissionné en 1958.
5) Le 11 février 2013, Ratzinger-Benoît16
démissionna invalidement selon les règles conciliaires et de manière
forcée, devant les cardinaux en consistoire, pour signifier et pour
gommer la démission forcée et invalide de Siri-Benoît XVI en 1958.
Tout ceci est frappant, et l’on doit en tenir compte si l’on ne veut pas falsifier la vérité.
jeudi 6 août 2026
FUMÉE BLANCHE -121- PRESSENTIMENTS
Pie XII pressentait-il que le cardinal Siri serait son successeur à la
tête de l’Église, ou même le souhaitait-il ? Certains indices le
feraient penser.
Ainsi par exemple, Siri lui-même confia à Benny Lai le 12 avril 1985 cette chose étonnante à propos de Pie XII : « Le Pape avait pour moi, je ne sais pas trop pourquoi, une estime sans bornes. » Certes, voilà un indice bien mince, mais la suite de mes recherches m’en feront peut-être trouver d’autres.
Pie
XII pressentait-il le drame qui allait se jouer au conclave de 1958 ?
On peut le penser raisonnablement lorsqu’on lit ce que le cardinal Siri
confiait à Benny Lai le 21 mai 1985. La citation que je vais en faire
parle d’elle-même et prouve l’appréhension du Pape pour choisir de
nouveaux cardinaux.
Ces paroles mystérieuses de Pie XII en disent plus long qu’il n’en paraît au premier abord. En effet, les règles étant respectées, le Saint-Esprit joue pleinement son rôle comme on l’a vu pour l’élection de saint Pie X. Pie XII prend donc ici l’exemple, et il faut bien le comprendre, d’un infiltré qui tournerait la majorité à son profit en vue d’élire invalidement un candidat suite à une pression exercée sur un véritable élu pour le faire renoncer en-dehors de toute règle et donc par contrainte. Si Pie XII est si imprécis dans cette déclaration, c’est à dessein, afin de ne pas dévoiler complètement la pensée qui le hantait.« Pie XII me disait : “La nomination des cardinaux est pour moi une question de conscience. Je suis vraiment tourmenté lorsque je dois convoquer le consistoire. Je pense qu’un seul cardinal peut entraver le déroulement d’un conclave [cette phrase est capitale]. S’il y a parmi les électeurs un très mauvais candidat, ne serait-ce qu’un seul, et que celui-ci parvient à rassembler une majorité, qui sait quel pape en ressortira ?” Cette préoccupation le rendait très scrupuleux dans l’établissement de la liste des nouveaux cardinaux. »
mardi 9 juin 2026
FUMÉE BLANCHE -120- La PIÈCE MANQUANTE
Et voici le clou qui dit tout ! Écoutons une fois de plus Benny Lai à la
page 71 du même ouvrage. Je signale qu’il faut toute l’attention
requise pour comprendre ce qui suit à cause de l’importance capitale de
cette citation qui nous révèle la pièce maîtresse du puzzle.
“« Pourtant, écrit le vaticanologue, ne croyez pas que la papauté soit une sinécure », me dit Ciriaci le jour où je lui ai exposé ma façon de reconstituer ce conclave [de 1958]. Il avait commencé par m’écouter en silence, impénétrable. « Il vous manque quelque chose », finit-il pourtant par me dire. J’admis alors que je ne savais pas quel rôle avait joué dans le choix final la préoccupation concernant le Secrétaire d’État que le futur élu placerait à ses côtés. [Ne vous occupez pas de la digression de Benny Lai : cela est habituel chez lui. Mais remarquez bien la parole de Ciriaci : Il vous manque quelque chose !] Ciriaci regardait au loin un point fixe, comme perdu dans sa mémoire. « Quelqu’un, me précisa-t-il enfin, a dit et fait une chose qui a servi à Jean XXIII. [Et voici la révélation extraordinaire : qui est ce quelqu’un ? Tout simplement, Siri-Benoît XVI, car c’est à cause de lui, de sa défection, que fut élu le premier intrus. Et Ciriaci conclut :] Il vous manque une pièce du puzzle. Mais ne m’en demandez pas davantage. » [Ciriaci n’en dira pas plus, on le comprend, secret oblige ! Mais il en a dit trop, car en ne voulant pas révéler, il a justement révélé.]”
Comprenez-vous maintenant ?
lundi 8 juin 2026
FUMÉE BLANCHE -119- DÉTAILS IMPORTANTS
Nous voici arrivés à un endroit où il me faut citer mot pour mot Benny
Lai, pages 69 et 70 toujours du même ouvrage, que j’agrémenterai de
commentaires bien entendu :
« L’action concertée de Tappouni et de Siri, dit notre grand parleur, me paraît ressortir d’un détail que le cardinal de Gênes m’a rapporté : « Quand tout fut fini, me dit-il, je me suis rendu chez le cardinal Tappouni et lui ai demandai une cigarette. Je n’avais jamais fumé ! Il m’en offrit une longue et mince qui était, je crois, orientale. » Siri ne me précisa pas à quel moment il avait estimé que « tout était fini ». Mais ce fut, de toute évidence, entre le lundi et le mardi. »
Et voilà le pot-aux-roses découvert, car notre grand parleur a encore trop parlé ! Précisons.
Tout était fini pour Siri entre le lundi et le mardi, autrement dit le lundi soir 27 octobre 1958, en plein conclave. Et pourquoi tout était-il fini pour Siri-Benoît XVI ? Tout simplement, sa trahison était consommée et il avait réussi à y entraîner tous les cardinaux, tant et si bien qu’il n’a pas pu retenir sa joie devant Tappouni, et il a célébré l’événement en fumant la première cigarette de sa vie !!! La suite pouvait continuer puisque l’affaire était dans le sac. Reprenons donc Benny Lai :
« La preuve en est que le mardi, vers midi, tandis que s’achevaient les votes du matin, les trois robes blanches de différentes tailles qui, selon la tradition, sont préparées pour le nouveau pape furent apportées à la sacristie proche de la chapelle Sixtine. »
Encore un détail que notre vaticaniste bien informé nous découvre en l’expliquant à sa façon, c’est-à-dire à la façon maçonnique pour égarer le lecteur.
En effet, les trois soutanes blanches sont préparées, non pas en cours de route, mais dès le début du conclave. En nous disant qu’elles n’arrivèrent que le 28 vers midi, Benny Lai nous fait voir que le dimanche 26, elles n’y étaient pas, et quand le nouveau Pontife, Siri-Benoît XVI, voulut aller en revêtir l’une d’elles, celle allant à sa taille, il ne trouva rien, et c’est précisément là, comme je l’ai dit ailleurs, qu’intervint la conspiration, car il ne pouvait point sortir pour l’Habemus Papam sans être revêtu de la dite soutane : on l’a donc empêché, et il a cédé misérablement.
« L’élection était donc imminente, reprend Benny Lai. De fait, ce jour-là, Roncalli ne prit pas son repas à midi avec les autres cardinaux. »
L’élection était donc imminente ? Elle était faite, dans le sens que tout le monde savait que Roncalli serait élu. La preuve ? Il ne cassa pas la croûte avec les autres ce midi-là, signe évident qu’il connaissait l’issue de l’après-midi.
« Il obtiendra finalement 36 voix, conclut Benny Lai, comme le montre une note figurant dans l’agenda personnel de Tisserant, note rendue publique après la mort de ce cardinal. »
Et Benny Lai ajoute ceci pour finir, et moi aussi j’en aurai fini pour aujourd’hui : « Dès le mardi matin, en tout cas, le patriarche de Venise était sûr d’être élu. » Et tac : encore un détail ! Dès le mardi matin 28 octobre, Roncalli savait donc que son coup avait réussi : comme quoi Siri pouvait bien se réjouir la veille au soir !
mardi 2 juin 2026
FUMÉE BLANCHE -118- INVESTIGATIONS
Benny Lai, encore et toujours lui, savait ce qui se passait dans le
conclave de 1958, tant et si bien qu’il écrit à propos du lundi
après-midi 27 octobre, page 68 du même ouvrage que précédemment : « Savez-vous, me confia [le cardinal] Ciriaci, quelques heures plus tard, [etc...] » Quelques heures ? Donc en plein conclave ? Et il ajoute à la page suivante : « Siri devait son ascendant à sa rigueur morale et au fait que lui-même s’était écarté de la compétition » !
Donc, dès le lundi soir, Benny Lai était au courant de la réussite du
complot qui avait écarté Siri, ou plutôt qui l’avait fait chuter.
Continuons nos investigations. Benny Lai nous apprend que De Gaulle « fit pression » pour que Roncalli fût élu, ce qui vaudra à ce dernier l’appellation de « pape gaulliste ».
Évidemment, notre vaticaniste minimise la chose dans une bouillie de
chat à peu près incompréhensible, ce qui est le propre des francs-maçons
pour égarer le lecteur qui a l’impression de tourner en rond. Or si De
Gaulle a pu faire pression pour l’élection du premier intrus, cela
signifie aussi que le Général était dans le complot pour éliminer Siri
dont l’élection légitime était obligatoire dans un premier temps afin
que celle de Jean23 fût fausse mais prise pour vraie, à condition
cependant que Siri-Benoît XVI renonce mais secrètement sous contrainte
sans que personne ne le sache, et s’il n’y avait pas eu la fumée blanche
incontestable, personne ne l’aurait su ; mais les comploteurs savaient
bien que cet indice aurait eu lieu et qu’ils ne pouvaient pas l’éviter
puisque la fumée blanche suit immédiatement l’acceptation, d’où le fait
que par après ils ont essayé de camoufler l’affaire par des
raisonnements absurdes. Benny Lai, lui, plus malin, n’en a pas parlé :
c’était plus simple !
Et puis, la fumée blanche était
indispensable pour informer les trois-points de l’extérieur que le
complot allait se mettre en route puisqu’une élection légitime venait
d’avoir lieu.
Un deuxième signe vint conforter ces messieurs
quand ils virent que l’élu n’apparaissait pas au balcon : le complot
avait réussi !
Finalement, Benny Lai nous apprend quand même bien
des choses, mais il faut fouiner pour les trouver, d’où mes
investigations qui ne sont pas terminées, loin s’en faut.
La suite au prochain épisode !
samedi 30 mai 2026
FUMÉE BLANCHE -117- Le SECRET DÉVOILÉ
Malgré lui, Benny Lai avoue, à la page 64 de son ouvrage "Les Secrets du Vatican", que le cardinal Siri avait bien été élu Pape au conclave de 1958. Voici ses propres termes : « La difficulté d’aboutir à une entente venait surtout de ce que les cardinaux qui souhaitaient un pape italien n’avaient, après le retrait de Siri, d’autre candidat que Roncalli. »
Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que Siri avait été élu Pape, qu’il
avait accepté et prit un nom, d’où la fumée blanche de 18h53, mais
qu’ensuite il s’était retiré, d’où sa non-apparition pour l’Habemus Papam.
Et
ici, une question cruciale se pose : d’où Benny Lai connaissait-il ces
renseignements puisqu’il n’était pas au conclave que je sache ? De
Siri ? Impossible car ce dernier a jalousement gardé pour lui son
« secret horrible », autrement dit sa félonie. Par conséquent, notre
vaticaniste anticlérical le savait par d’autres sources, des sources
maçonniques bien sûr, de la part de cardinaux infiltrés. Cela n’est pas
difficile à comprendre, mais tout maçon qu’il était, Benny Lai, dans sa
verve caustique, en a dit trop.
Le secret bien gardé a été révélé
par celui-là-même qui ne voulait pas le révéler ! Pour essayer de
réparer cette bavure, il écrira en 1993 son fameux ouvrage au titre
évocateur : "Le Pape non élu" ! Ce qui signifie en fait : « Le Pape élu qui s’est retiré ! »
Benny Lai nous a donc révélé deux choses :
1)
Qu’il était bien au courant de ce qui se passait dans le conclave de
1958 ; il en ira d’ailleurs de même pour les autres conclaves dont il
parle comme s’il y était, signe que ses frères trois-points le
renseignaient bien.
2) Qu’il a révélé le secret de Siri sans que
personne s’en aperçoive, d’où le fait, que pour ce journaliste
apparemment chevronné, la fumée blanche du 26 octobre 1958 à 18h53 n’a
pas existé ! Il n’était donc pas sur les lieux ? Ou alors personne ne
lui en a parlé ? Cela n’est pas croyable ! Mais par contre, ce qui est
croyable et certainement vrai, c’est que ses amis maçons lui ont demandé
de se taire sur ce fait capital.
Signalons que Benny Lai, dans
ses narrations, mélange tout afin d’induire le lecteur en erreur, ce qui
est le style bien connu des francs-maçons.
Celui qui parle trop
dit des choses qu’il ne voudrait pas dire : c’est le cas de Benny Lai !
Voici ce qu’il écrit à la page suivante : « Pour sortir de l’impasse [impasse créée par la trahison de Siri, encore un aveu], certains envisagèrent de reporter leurs suffrages sur le camerlingue. Cette initiative fut prise le dimanche 26 octobre au soir, après un repas pris dans la salle de l’appartement Borgia dit “des Pontifes”. »
Notre franc-maçon est décidément au courant de tout, et en écrivant
plus qu’il ne faut, il nous révèle le retrait de Siri puisque le soir de
ce même jour les cardinaux étaient dans le plus grand embarras ; et en
nous révélant le jour, Benny Lai nous révèle l’élection acceptée puis la
chute de Siri-Benoît XVI.
Et voilà le secret bien gardé, révélé !
jeudi 28 mai 2026
FUMÉE BLANCHE -116- L’ANGE DAMNÉ
Le rôle de Benny Lai après le conclave de 1958, rôle par rapport à Judas
II, n’était pas fini : au contraire, il commençait pour ainsi dire,
dans le sens où Siri devait être étroitement surveillé afin qu’il ne
revînt pas sur sa malheureuse chute, d’autant plus qu’il lui restait une
trentaine d’années à vivre, ce qui lui donnait le temps de se repentir
par une sincère conversion, et cela, Benny Lai le savait !
Au conclave de 1963, le cardinal fut de nouveau élu, mais il refusa net, signe que la surveillance marchait bien.
Lors
de Vatican2, il adopta tout ce qui y avait été décidé, mais tout en
gardant une fausse enveloppe traditionaliste mais sans jamais faire
partie d’aucun groupe de cette tendance, voulant rester indépendant
comme lui-même l’avoue. Indépendant ? Pas tant que ça puisqu’il
fricotait avec les rouges : se souvenir de son voyage quasi
présidentielle en Union Soviétique en 1974 !
Et nous voici
arrivés au premier conclave de 1978, conclave qu’il ne craignait pas,
les têtes ayant suffisamment tourné depuis Vatican2. Mais voilà : le
troisième intrus meurt inopinément au bout d’un mois, et donc un nouveau
conclave arrive, et là, comme lui-même le dit, il prend peur ! Mais
Benny Lai veille ! Il ourdit une conspiration afin que Siri ne soit pas
élu : c’est la fameuse interview dont j’ai déjà parlé, interview du
cardinal que tous les conclavistes trouveront sur leur pupitre dès leur
entrée au conclave. Or cette manigance avait été ourdie par un journal
où Benny Lai avait participé.
Et le vaticaniste tiendra sa victime jusqu’en 1988, veille de l’année du décès du cardinal.
Benny Lai avait bien rempli sa mission : il le fit savoir à ses frères trois-points par son livre de 1993 intitulé "Le Pape non élu". Vingt ans après il ira rendre compte de son œuvre en mourant toujours farouchement laïc comme l’écrira avec emphase l’Osservatore Romano de l’époque.
On peut dire à juste titre que l’anticlérical Benny Lai fut l’ange damné du cardinal Siri devenu Benoît XVI puis Judas II.
mardi 26 mai 2026
FUMÉE BLANCHE -115- Le PIÈGE
Que fit le communiste-maçon Benny Lai par rapport au cardinal Siri dans
les années 1950 ? Il est facile de le conjecturer ! Il essaya de voir
les points faibles du cardinal, de façon qu’il soit contré au cas où il
serait élu au prochain conclave. Une fois cela bien établi, il tâcha de
faire comprendre à Siri qu’il fallait s’entendre avec l’Union Soviétique
afin d’éviter tout conflit entre l’Est et l’Ouest, ce que le cardinal
interpréta de telle façon qu’il faudrait faire un rapprochement pour
d’éventuels conversions, d’où ce que j’ai écrit sous le titre "Le fil
rouge". Mais Benny Lai lui insuffla dans l’oreille qu’il fallait faire
cela sous le manteau de façon que Pie XII ne soit pas au courant, et
c’est ce que fit Siri pour ne pas avoir de blâme du Souverain Pontife
car il connaissait ce qui était arrivé à Montini pour avoir frelaté avec
les rouges.
Benny Lai faisait rapport de toutes ces informations
à la maçonnerie de manière que cela servît au moment opportun, et le
moment opportun fut le conclave de 1958. N’oublions pas qu’il était
stipulé qu’avant le déroulement des scrutins au conclave, l’encyclique
de Pie XII sur le Siège vacant était lu en entier devant tous les
cardinaux. Siri une fois élu se rappela de la finale, savoir que Pie XII
exhortait celui que les cardinaux avaient choisi pour être Pape à ne
point refuser cette charge, et Siri ne refusa pas. Mais ensuite, la
conspiration ourdie par la maçonnerie, via tous les renseignements de
Benny Lai, lui tomba dessus, et il chuta misérablement.
samedi 23 mai 2026
FUMÉE BLANCHE -114- ROUGE et NOIR
Mais qui est au juste Benny Lai ? À part sa carrière de « vaticaniste », on ne sait pratiquement rien de lui.
Né
en 1925 dans une famille non-catholique (et décédé dans les mêmes
sentiments en 2013), il s’inscrit au parti communiste italien (PCI) : et
voilà pour le rouge !
En 1946, il commence sa carrière de journaliste ; et à qui s’adresse-t-il pour cela ? À « Raoul Palermi, le chef de la franc-maçonnerie italienne », comme lui-même l’écrit : et voilà pour le noir !
Et que s’ensuivra-t-il ? Lui-même l’explique : « Après
la guerre, je m’occupais de politique et de franc-maçonnerie. J’avais
approché Palermi, et cela m’avait permis d’écrire de nombreux articles
et d’acquérir une certaine notoriété. »
Muni de ces deux
étiquettes, il fut envoyé au Vatican pour entrer dans le service de
presse, ce qui se fit en 1952 grâce à la signature d’un autre rouge et
noir, Montini ; et avec lui entra un certain Silvio Negro, celui-là même
qui inventa la fable Santoro comme j’en ai parlé précédemment au numéro
90.
Nos deux compères avaient pleine liberté d’aller et venir
dans la Cité du Vatican puisque le bureau de presse était à l’intérieur à
cette époque. Benny Lai raconte lui-même qu’il allait voir en toute
liberté tel ou tel prélat, tout en profitant des « nuits romaines »
comme lui-même l’avoue puisque le bureau fermait à 14 heures ! Bref,
son travail d’infiltration fut donc aisé jusqu’en 1963 où le bureau de
presse changea de lieu, c’est-à-dire sortit du Vatican par la volonté du
même Montini, car c’est bien connu, les francs-maçons s’espionnent les
uns les autres !
Mais Benny Lai avait une fonction bien précise
comme je l’ai dit plus haut, savoir, entrer dans les bonnes grâces du
cardinal Siri avec qui il prit contact en 1956.
On comprend dès
lors qu’il fut une carte majeure dans le conspiration du conclave de
1958, et comme ce complot réussit du fait de la trahison de Siri-Benoît
XVI, le rôle de Benny Lai fut dès lors, et avec d’autres complices, de
surveiller de près Judas II afin qu’il ne fasse pas comme saint Pierre !
lundi 18 mai 2026
FUMÉE BLANCHE -113- SOUS SURVEILLANCE
Après sa trahison, Judas II, autrement dit Siri-Benoît XVI, fut, comme
il le méritait, sous haute surveillance, car la conciliaire craignait un
retournement de sa part, autrement dit une véritable conversion qui
aurait fait s’écrouler tous les plans maçonniques élaborés dans l’ombre
depuis bien longtemps et qui se concrétisèrent lors du conclave de 1958.
Mais par qui fut-il surveillé ? Évidemment, nous ne pouvons faire que
des conjectures à ce sujet ! Mais il est évident qu’ils étaient
plusieurs à le serrer de près. L’un d’entre eux fut Benny Lai.
Mais
qui est au juste Benny Lai ? Si vous faites des recherches, vous
n’obtiendrez rien sur sa vie privée, comme par hasard ! On sait
seulement qu’il est d’une famille « laïque », autrement dit
anticléricale, c’est-à-dire maçonnique, car c’est cela qu’exprimait ce
mot au XIXe siècle et début du XXe ; et ce mot, Benny Lai l’a toujours
revendiqué farouchement pour lui-même jusqu’à sa mort.
D’autre
part, avant d’être embauché au Vatican comme journaliste au début des
années 50 par Montini, il a travaillé pour la maçonnerie italienne,
rencontrant le grand-maître qui l’envoya infiltrer le Vatican. Si vous
voulez en savoir plus, un panneau vous indique que les informations à ce
sujet ont été retirées, comme par hasard !
Benny Lai avait une
mission : prendre contact avec le cardinal Siri et entrer dans ses
bonnes grâces, ce qu’il a réussi parfaitement, et toutes les
informations que lui transmettait sans méfiance le cardinal étaient
répercutées en loge. Ce « vaticaniste », terme qu’il emprunta, comme par
hasard, à l’infâme Crispi, fit bien son boulot ; tous les week-ends il
prenait le train de Rome pour Gênes et allait bavarder avec Siri pendant
une ou deux heures, avec son magnétophone. Bref il a bien fait son
métier d’espion jusqu’à la fin de sa vie ! Ceci dit, Judas II méritait
bien un tel compagnon !
vendredi 24 avril 2026
FUMÉE BLANCHE -112- BENNY LAI
Il est un feu-journaliste, Benny Lai, qui a écrit d’une manière toute
spéciale sur les affaires du Vatican. Quand je dis spécial, c’est que,
par hasard, il avait toutes ses entrées pour savoir ce qu’il voulait
savoir. Je me suis renseigné sur lui, et il s’avère que tout cela était
bien concocté. Si vous voulez me comprendre, écoutez ou lisez les infos
mainstreams, car c’est de la même veine, savoir la veine maçonnique.
Ceci
dit, il dit des choses intéressantes sur le sujet qui nous intéresse,
savoir le cardinal Siri, car malgré lui, il divulgue, sans même qu’il
s’en aperçoive, des informations extrêmement importantes qu’il faut bien
discerner pour ne pas tomber dans la propagande diffusée à tout va par
ses amis et comparses.
Ainsi par exemple, dans son livre "Les secrets du Vatican" 1983 à la page 210, on lit à propos du premier conclave de 1978 :
Tout ce que Benny Lai dit sur Siri est du pareil au même, c’est-à-dire, flou, contradictoire et quelque peu morbide. Et pour en finir avec cet auteur, je dirai carrément qu’il est pénible à lire malgré la fluidité de son langage ! Et de plus, bien entendu, aucunes sources ! Bref, il faut se forcer, ce qui fait que lorsque c’est lu, on n’a plus envie d’y revenir !
En conclusion : beaucoup de petits potins sur des choses insignifiantes pour pouvoir faire le silence sur des faits avérés, comme la fumée blanche du 26 octobre 1958 dont il ne dit mot : éloquent, non ?
mardi 14 avril 2026
FUMÉE BLANCHE -111- Le FIL ROUGE
On peut se demander quel chantage fut employé pour faire chuter Siri-Benoît XVI. Voici un élément de réponse.
Sous
Pie XII, dans les années 50, le cardinal Siri entretenait sous le
manteau des relations avec l’URSS, via un émissaire particulier : Pie
XII n’était pas au courant de ces tractations ! S’il l’eût été, son
estime pour le cardinal en aurait reçu un choc, comme ce fut le cas par
rapport à Montini lorsqu’il apprit ses relations secrètes avec le
communisme, d’où le fait qu’il l’envoya à Milan.
Il est à
présumer que le chantage, via la maçonnerie infiltrée au conclave, se
porta sur ce sujet, menaçant de dévoiler les agissements secrets de
Siri. Cela est si vrai que par la suite le cardinal félon
continua ses tractations secrètes avec le communisme sous la bénédiction
des deux premiers intrus qui l’en félicitèrent tant et si bien qu’en
1974 il fut reçu avec le tapis rouge en URSS, aussi bien par les
communistes que par les orthodoxes.
Voilà le fil rouge qui donne un singulier éclairage sur la chute pitoyable de Judas II.
samedi 7 mars 2026
FUMÉE BLANCHE -110- Les PORTES de l'ENFER ne PRÉVAUDRONT PAS
Après tout ce qui vient d’être dit, on pourra peut-être penser que les
portes de l’enfer ont prévalu contre l’Église ! Eh bien, non !
1) Du temps de saint Vincent Ferrier, il y a eu jusqu’à trois Papes, trois soleils comme disait le Saint.
2) Au dix-huitième siècle, l’Ordre des Jésuites a été supprimé par le Saint-Siège.
3) Aujourd’hui, il n’y a plus de Pape, autrement dit, le soleil est devenu noir.
Dans le premier cas, il y avait toujours des catholiques puisqu’il y eut des Saints sous les trois obédiences.
Dans
le second cas, il y avait encore des Jésuites puisque le Saint-Siège a
permis à la Russie de garder ceux qui résidaient en ce pays pourtant
orthodoxe.
Dans le troisième cas, malgré qu’il n’y ait plus de
Saints à cause de la grande Apostasie, il y a toujours quelques
catholiques disséminés à travers le globe, ne faisant partie d’aucunes
branches hérétiques ou schismatiques.
Enfin, dans le premier cas,
l’Église a surmonté le Grand Schisme d’Occident comme on l’appelle, en
élisant Martin V qui prit ce nom en hommage à saint Martin le 11
novembre 1417 et à qui tous se rallièrent, sauf un qui tomba dans la
disgrâce.
Dans le second cas, les Jésuites furent rétablis par Pie VII lors de la Restauration en France.
Dans le troisième cas qui est le nôtre, les deux Témoins rétabliront un Pape du vivant-même de l’Antéchrist.
vendredi 6 mars 2026
FUMÉE BLANCHE -109- ÉPILOGUE de REGAZZONI
Pour finir cet épisode, voici telle quelle la réflexion de Carlo Regazzoni qui rejoint en grande partie la mienne.
En fait, Siri a refusé officiellement d’être candidat à la Papauté avant le conclave lors de plusieurs sollicitations ; c’est pourquoi d’ailleurs il n’a pas assisté aux congrégations générales. Une fois élu au conclave, il a accepté et donc il a fait son devoir car cela était fortement recommandé par saint Pie X et Pie XII dans leurs Constitutions sur le sujet. Mais par ensuite, Siri se rappelant qu’il avait dit non aux sollicitations d’une part, et d’autre part prenant peur devant les menaces des cardinaux infiltrés, il renonça secrètement et par contrainte à sa charge, préférant sa propre volonté à celle de Dieu qui l’avait appelé à cet office.« Pour s’être senti contraint à demander pardon à Dieu, Siri doit avoir été conscient de sa part de responsabilité dans le désastre dû à la succession de Pie XII. Parlant du péché d’Adam, saint Augustin le définit comme abandon par l’homme de l’œuvre de Dieu au profit de ses propres œuvres, lesquelles « de ce fait sont mauvaises, étant selon l’homme, non selon Dieu ». Plus loin, saint Augustin ajoutera la précision suivante : « Car cette créature est ainsi faite qu’il lui est avantageux d’obéir, pernicieux au contraire de faire sa volonté propre non celle de son Créateur. »
Bien après la dernière guerre, Pie XII était conscient des dangers qui menaçaient l’Église de l’intérieur. Il se rendait compte que sa fin approchait et appréhendait qu’on puisse élire le faux candidat au prochain conclave. Cela expliquerait pourquoi il sollicita Siri de le rejoindre à Rome.
Siri, en refusant de donner suite à la demande de Pie XII, n’aurait-il pas préféré sa propre volonté au souhait du Vicaire du Christ ? [« Volonté du Pape, Volonté de Dieu ! », dit saint Alphonse] C’est ce qu’on appelle, en droit pénal, un dol éventuel. Il intervient lorsque la personne concernée, tout en se rendant compte des possibles conséquences de ses actes, refuse de prendre la décision qui s’impose.
Avec son refus à envisager une éventuelle candidature, il a facilité l’accession du patriarche Roncalli au pontificat dont on connaît l’issue. En résumé, l’on pourrait dire que Siri, en écartant de lui l’idée d’être un jour Pape, a été obligé à se montrer obéissant contre son propre gré, envers ceux qui le sont devenus. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il a commencé à se demander s’il aurait pu freiner certaines évolutions en étant plus combatif. »
jeudi 5 mars 2026
FUMÉE BLANCHE -108- « BASTA »
Nous voici donc arrivés à la conclusion de l’enregistrement que Siri fit
pour Benny Lai et que nous rapporte Carlo Regazzoni. Le moins que l’on
puisse dire, c’est qu’elle est lapidaire.
Pour terminer, je signale un fait qui ne me paraissait pas évident au début mais qui prend maintenant toute son importance. Les menaces adressées à Siri en 1958 n’étaient pas vaines ; en effet, nous savons comment les cardinaux francs-maçons ont liquidé Jean-Paul1er, pourtant l’un des leurs ; donc on peut penser qu’un sort similaire pouvait attendre Siri s’il n’avait pas trahi. De plus, nous savons par l’histoire que le Vatican fut attaqué par deux fois en 1943 afin de pouvoir éliminer Pie XII : il est vrai qu’on était en pleine guerre, et qu’il y avait un vrai Pape ! Donc la similitude s’arrête là. Ceci dit, en 1958, le bruit court que Pie XII aurait été empoisonné par son médecin ! Donc Siri pouvait savoir ce qui l’attendait ! Ces simples réflexions font voir que les menaces de 1958 n’étaient pas des menaces en l’air ; mais quoique feutrées pour ne pas alarmer, Siri les aura bien comprises et a agi en conséquence pour son propre intérêt, et on en revient toujours à ce dilemme : lui d’abord, l’Église ensuite ! Autrement dit une trahison.« Mais croyez-moi... j’ai bien vu le cours de l’histoire au cours de ces longues années, j’ai bien vu. [Siri avoue donc qu’il a vu clairement tout ce qui s’est passé depuis 1958 ! Mais s’il a si bien vu que ça, pourquoi s’est-il enfermé dans son silence ?] Et je pense avoir eu les yeux qu’il fallait pour le voir [le cours de l’histoire]. J’ai dû porter des lunettes, mais je voyais bien. Maintenant, mon désir est de quitter ce monde sans perturber l’histoire [c’est-à-dire, comme le dit une autre traduction : je désire quitter ce monde sans avoir de problèmes ! Le mot est lâché : ne gêner personne afin de ne pas avoir de problèmes ! C’est ce qu’il indique quand il avoue ne pas vouloir perturber l’histoire par la révélation de sa trahison de 1958 ! Et cela aura toujours été pour lui un problème à cacher pendant les 31 années qui lui resteront à vivre depuis son élection de 1958.]. Que les autres accomplissent ce que leur conscience leur dicte [Il est curieux de voir Siri demander aux autres de faire leur devoir lorsque lui-même ne l’a pas fait ! Il dit cela évidemment pour se laver la conscience.] et je demande uniquement qu’on cesse de mentir et basta. [Mais de mentir sur quoi ? Car si les autres ont menti, ce qui est évident puisque ce sont des usurpateurs, cela signifie dans la bouche de Siri que lui, Siri, aurait dit la vérité alors qu’en 1958 il a fait l’office de Judas ? Une fois de plus, il se donne le bon rôle pour tâcher d’étouffer le remords qui le hante. Et c’est ainsi que se termine l’enregistrement de Siri transcrit par Benny Lai et que nous a rapporté Regazzoni.] »
lundi 2 mars 2026
FUMÉE BLANCHE -107- IMBROGLIO
Après que Siri nous a entretenus des conclaves de 1958 et 1963, il passe
maintenant aux deux de 1978, où l’imbroglio paraît à première vue
incompréhensible.
Et nous voilà maintenant arrivés à la conclusion de Siri, conclusion tout à fait aussi sibylline que le reste !« Lors de ces deux derniers conclaves [1978], mon nom a de nouveau été proposé, mais je n’ai pas fait la même déclaration que les autres fois. Je me suis dit : je ne peux pas le faire. Ce qui doit arriver arrivera. [Cela se comprend puisqu’il prévoyait qu’il n’aurait aucune chance d’être élu, étant donné que Vatican2 était passé par là et que le collège cardinalice avait été profondément renouvelé par les usurpateurs qui y avaient placé, cela se conçoit, des modernistes de leur bord et qui n’étaient certainement pas du parti de Siri.] J’en suis sorti indemne. [Cela confirme ce que j’ai dit précédemment. Mais attention, les choses vont se corser, car malgré tout, Siri va prendre peur, puisque s’il avait été élu, étant donné sa première réaction qu’on vient de lire, qu’aurait-il fait ? En effet, il savait très bien que son élection aurait été forcément invalide ! Et cela, il en était conscient puisqu’en 1963, ayant été élu, il a dit non lorsqu’on lui a demandé s’il acceptait.]
Mais lors du dernier conclave, considérez ceci ! [Pourquoi Siri ne parle pas du premier conclave de 1978 mais seulement du deuxième en la même année ? L’explication est simple ! Dans le premier, comme je l’ai dit, il n’avait aucune chance d’être élu, et c’est ce qui arriva en effet. Mais voilà : Jean-Paul1er fut assassiné, car c’est bien connu qu’entre francs-maçons, c’est ainsi qu’on règle ses comptes ! Après ce crime, le contexte change ! En effet, les cardinaux, du moins Siri le pensait, du fait de ce meurtre, pourraient bien se retourner pour l’élire. C’est pourquoi le cardinal prend peur, car il n’a pas dit non aux sollicitations, comme lui-même l’avoue, et donc il se serait vu dans l’obligation d’accepter si effectivement il était élu, et pour lui, étant donné ce qui s’était passé en 1958, c’eût été un véritable drame comme on va le voir par ses propres paroles. Et puis, voyant comment avait été traité Jean-Paul1er, il pouvait penser qu’il aurait peut-être bien le même sort ! Et cela lui rappelait les menaces de 1958.] Le cardinal Wyszynski a rendu visite à mon secrétaire pour lui dire : « C’est fait, vous serez le secrétaire du pape. » [Cela signifiait que Siri allait être élu pape.] Je suis entré au conclave dans un état agonisant. Je me souviens m’être assis sur une chaise au fond de la chapelle Pauline, comme une loque. J’étais en agonie [d’où son livre "Gethsémani" écrit quelque temps après]. Dieu m’a sauvé. Comment ? Oui, un cardinal est venu me raconter ce qui s’était passé. Je ne peux pas en parler. [Siri se rend compte tout d’un coup qu’il allait dévoiler ce qui s’était passé au conclave ! C’est pourquoi il stoppe net. On peut facilement présumer ce que lui a dit le cardinal dont il parle, à savoir qu’il ne serait pas élu, d’où l’expression de Siri : Dieu m’a sauvé. Il faut dire qu’un incident s’était passé juste avant le conclave : Siri ne voulait pas donné d’interviews ! Or un journaliste le rencontre et lui pose des questions ; Siri accepte de répondre à condition que l’interview ne soit publié qu’après le conclave : or il le fut juste avant. Siri a-t-il été piégé, ou cela s’est-il passé de connivence afin de faire un effet repoussoir pour n’être pas élu ? Car dans cette interview il se montrait réactionnaire, ce qui a causé du trouble parmi les cardinaux.] »
jeudi 26 février 2026
FUMÉE BLANCHE -106- REMORDS
Poursuivons donc ce que nous rapporte Regazzoni du dernier enregistrement de Siri transcrit par Benny Lai.
« Lors des deux premiers conclaves auxquels j’ai participé [1958 et 1963], dit le cardinal, j’ai été proposé comme candidat par un cardinal influent [Tappouni]. Lui-même me disait qu’il avait les Français derrière lui [ce qui se comprend puisque ce cardinal avouera qu’il fallait le mettre au même rang que les cardinaux français] et les autres auraient suivi les Français [ce qui se comprend aussi quand on connaît ce qu’a fait un diplomate français envoyé par De Gaulle]. Au début, les Allemands se sont abstenus, mais peu à peu, ils se sont joints aux autres. Je répondis négativement [effectivement, cela s’est passé ainsi juste avant le conclave de 1958] en ajoutant, qu’au cas où on m’élirait, je refuserais. [Effectivement encore, au conclave de 1963, ayant été élu, il a dit non. Ici, Siri mélange habilement les deux conclaves, ce qui fait que si l’on n’y regarde pas attentivement, on s’y perd.] J’ai mal fait et aujourd’hui j’en suis conscient. Aujourd’hui ? Depuis quelques années. [Mais qu’a-t-il donc mal fait ? Après tout, il était libre de répondre non : cela était tout à fait légitime !] J’ai mal agi parce que j’aurais dû éviter de faire certaines choses. J’aimerais le dire, mais j’ai peur de le dire, en commettant certaines erreurs. [Que se reproche donc Siri ? D’avoir dit non ? Certainement pas ! En fait, il se reproche d’avoir accepté son élection au conclave de 1958, puis juste après, d’avoir renoncé sous contrainte, car effectivement, à cause de lui, toutes les erreurs, disons plutôt hérésies, se sont infiltrées et ont été imposées par les usurpateurs. On comprend donc facilement son trouble puisqu’il est à l’origine de la grande Apostasie.] J’ai donc éprouvé un grand remords et j’ai demandé le pardon de Dieu. J’espère que Dieu me pardonnera. [Espérance vaine puisque c’est le remords de Judas ! Pourquoi n’a-t-il donc pas dévoilé ce qui s’était passé en 1958 ? Pourquoi a-t-il emmené dans la tombe le secret maçonnique imposé par Jean23 le 29 octobre 1958, secret de nulle valeur puisqu’imposé par un usurpateur ? Et cela, Siri le savait, mais pour ne pas avoir de problèmes sur la terre, il a préféré se taire jusqu’à sa mort, plongeant ainsi l’Église dans une crise sans précédent. Mais voilà, l’heure était venue, et comme Judas livra le Christ, Judas II livra l’Église.] »
mardi 24 février 2026
FUMÉE BLANCHE -105- DÉVOILEMENT
Et voici maintenant le clou de l’affaire dont j’ai parlé dans l’article
précédent. À cause de sa longueur et de sa complexité, je diviserai
l’intervention de Siri en plusieurs livraisons.
Pour être honnête, il faut avouer que Benny Lai a mis par écrit cet enregistrement en 1993 dans son livre "Le Pape non élu", quatre ans après la mort du cardinal qui ne pouvait donc pas réfuter ce que Benny Lai lui fait dire ; de plus, il n’y a que cet auteur qui possède l’enregistrement qui ne peut donc être vérifié par personne : c’est dire que la fiabilité n’est pas à 100%. Cette mise au point était nécessaire avant de poursuivre les dires de Siri.« Le 18 septembre 1988, continue Regazzoni à la page 145, Siri eut le dernier entretien [enregistré] avec Benny Lai. C’est un aveu bouleversant [où le cardinal parle de lui-même en termes voilés et, il faut le préciser, assez incohérents, signe de son trouble intérieur] :
« Que sait un Pape nouvellement élu, ce pauvre homme, des tâches qui l’attendent ? Rien, à moins d’un miracle, et le Seigneur ne fait pas de miracles inutiles. Il doit s’y intégrer. [Siri avoue ici qu’il a bien accepté son élection le 26 octobre 1958 ! Mais ne savait-il pas que Dieu donne la grâce nécessaire à tout nouvel office ?] La question qui marque un Pontificat est le choix du secrétaire d’État, car c’est à lui de former le Pape. [Voilà une phrase apparemment insensée ! Mais si on creuse bien, on voit par là que certainement Pie XII destinait Siri à devenir justement secrétaire d’État, ce qui n’advint pas à cause de l’indocilité du cardinal !] Tous les Papes ne le deviennent pas après avoir suivi une formation pour le devenir. [Voilà une idiotie qui rabaisse la Papauté au ras des pâquerettes !!!] La formation, sans le vouloir, se fait avant d’être élu, lorsque les postes, l’adéquation aux postes et la fidélité aux postes sont bien combinés. [Siri se cherche des excuses pour masquer sa trahison en prétendant qu’il n’était pas formé pour cet office, ce qui est une sornette !] Je dis cela parce que j’éprouve un grand remords [le remords de Judas ! Comme on le voit, Siri-Benoît XVI se dévoile]. J’ai confiance dans le pardon du Seigneur et, par conséquent, je suis tranquille. [Il a lâché le mot : il est tranquille ! Autrement dit, comme il l’avouera à la fin, il ne veut pas avoir de problèmes ! C’est donc un opportuniste : lui d’abord, Dieu ensuite !] » »
samedi 21 février 2026
FUMÉE BLANCHE -104- 1963
L’auteur en arrive maintenant au conclave de 1963. Notons tout d’abord
que ce conclave, comme ceux qui suivent d’ailleurs, est nul et non-avenu
du fait de l’usurpation du trône pontifical par Jean23 suite à la
défection de Siri-Benoît XVI.
Et Regazzoni ajoute à la page 108 :« Peu avant que ne commence le conclave de 1963, dit Regazzoni, le cardinal libanais Tappouni [celui-là-même qui offrit une cigarette orientale à Siri pour se réjouir de la trahison de ce dernier en faveur de Roncalli, comme ce traître favorisera pareillement, d’après d’autres sources, Montini lors de son élection au conclave de 1963], se rendant compte des manœuvres entreprises par l’alliance européenne pour promouvoir la candidature du cardinal Montini, fit à son tour des démarches auprès de Siri pour l’amener à poser sa candidature. Je cite ce que Siri a dit à Benny Lai, environ dix-huit mois avant sa mort : « Savez-vous ce que m’a dit le Cardinal (Tappouni) — c’était vraiment un gros bonnet [gros bonnet d’ailleurs qui soutenait les infiltrés français, c’est tout dire !] — lorsqu’il me proposa ma candidature de façon dramatique ? Il m’a dit : « Soit vous acceptez, soit c’est un désastre. » J’ai de la peine à prononcer la deuxième parole [désastre], puisqu’elle se rapporte à un pontificat. [Nous y voilà ! Du fait de sa trahison, Siri devint l’esclave docile des faux-papes, de Paul6 en particulier, alors qu’il se défilait devant les sollicitations d’un vrai Pape, savoir Pie XII.] Je ne l’ai jamais dit à personne, mais j’ai fait une erreur. N’êtes-vous pas d’accord ? » [Voilà une phrase qui n’a aucun sens et qui démasque le trouble constant du cardinal !] »
Pour ce qui est du conclave de 1963, nous savons par Malachi Martin qui était bien placé pour connaître ce qui s’y passa puisqu’il était à l’époque secrétaire du cardinal Béa, que Siri aurait été élu mais qu’il aurait refusé net en faveur de Montini. Quoique Malachi Martin soit, comme Benny Lai, un auteur peu fiable, la chose est quand même corroborée par Congar. Voici ce qu’en dit Regazzoni à la page 84 :« Si on compare le point de vue de Siri en 1950 avec l’évolution qui a suivi l’accession au trône de Saint Pierre du patriarche Roncalli, on se rend compte que l’ambiguïté était pour lui le seul moyen d’aliéner une confrontation avec les successeurs de Pie XII, dont il ne partageait pas les vues. [Ambiguïté ! Le mot est bien choisi, car il s’agit bien de cela, et pour n’être pas démasqué, Siri fut obligé d’être ambigu jusqu’à la fin de sa vie, ce que nous verrons clairement au prochain article.] »
Avec la corrélation de ces deux auteurs, on peut facilement admettre ce que j’ai dit plus haut, d’autant plus que lorsqu’un élu refuse, ce qui a été le cas de Siri en 1963, il n’y a pas de fumée blanche et donc personne ne peut le savoir.« Lorsqu’on veut approfondir le problème de cette ambiguïté [celle de Siri], on ne doit, d’après Siri, « jamais oublier que c’est de ce qui était qu’est sorti ce qui est » [autrement dit, ce qui était fut la trahison de Siri, et ce qui est, ce qui s’ensuivit]. Par cette phrase, il veut nous rendre attentifs à ne pas perdre de vue que chaque événement auquel nous assistons est conditionné par un événement antérieur [autrement dit, l’effet suit la cause]. D’après le Journal du concile du père Congar, Siri aurait obtenu des voix au conclave qui devait élire Paul VI, mais y aurait renoncé en faveur de ce dernier. Du moment que le père Congar était très lié aux cardinaux français connus pour leurs idées progressistes, on peut admettre la fiabilité de sa déclaration. »

