samedi 21 février 2026

FUMÉE BLANCHE -104- 1963

L’auteur en arrive maintenant au conclave de 1963. Notons tout d’abord que ce conclave, comme ceux qui suivent d’ailleurs, est nul et non-avenu du fait de l’usurpation du trône pontifical par Jean23 suite à la défection de Siri-Benoît XVI.

        « Peu avant que ne commence le conclave de 1963, dit Regazzoni, le cardinal libanais Tappouni [celui-là-même qui offrit une cigarette orientale à Siri pour se réjouir de la trahison de ce dernier en faveur de Roncalli, comme ce traître favorisera pareillement, d’après d’autres sources, Montini lors de son élection au conclave de 1963], se rendant compte des manœuvres entreprises par l’alliance européenne pour promouvoir la candidature du cardinal Montini, fit à son tour des démarches auprès de Siri pour l’amener à poser sa candidature. Je cite ce que Siri a dit à Benny Lai, environ dix-huit mois avant sa mort : « Savez-vous ce que m’a dit le Cardinal (Tappouni) — c’était vraiment un gros bonnet [gros bonnet d’ailleurs qui soutenait les infiltrés français, c’est tout dire !] — lorsqu’il me proposa ma candidature de façon dramatique ? Il m’a dit : « Soit vous acceptez, soit c’est un désastre. » J’ai de la peine à prononcer la deuxième parole [désastre], puisqu’elle se rapporte à un pontificat. [Nous y voilà ! Du fait de sa trahison, Siri devint l’esclave docile des faux-papes, de Paul6 en particulier, alors qu’il se défilait devant les sollicitations d’un vrai Pape, savoir Pie XII.] Je ne l’ai jamais dit à personne, mais j’ai fait une erreur. N’êtes-vous pas d’accord ? » [Voilà une phrase qui n’a aucun sens et qui démasque le trouble constant du cardinal !] »

Et Regazzoni ajoute à la page 108 :
        « Si on compare le point de vue de Siri en 1950 avec l’évolution qui a suivi l’accession au trône de Saint Pierre du patriarche Roncalli, on se rend compte que l’ambiguïté était pour lui le seul moyen d’aliéner une confrontation avec les successeurs de Pie XII, dont il ne partageait pas les vues. [Ambiguïté ! Le mot est bien choisi, car il s’agit bien de cela, et pour n’être pas démasqué, Siri fut obligé d’être ambigu jusqu’à la fin de sa vie, ce que nous verrons clairement au prochain article.] »

Pour ce qui est du conclave de 1963, nous savons par Malachi Martin qui était bien placé pour connaître ce qui s’y passa puisqu’il était à l’époque secrétaire du cardinal Béa, que Siri aurait été élu mais qu’il aurait refusé net en faveur de Montini. Quoique Malachi Martin soit, comme Benny Lai, un auteur peu fiable, la chose est quand même corroborée par Congar. Voici ce qu’en dit Regazzoni à la page 84 :
        « Lorsqu’on veut approfondir le problème de cette ambiguïté [celle de Siri], on ne doit, d’après Siri, « jamais oublier que c’est de ce qui était qu’est sorti ce qui est » [autrement dit, ce qui était fut la trahison de Siri, et ce qui est, ce qui s’ensuivit]. Par cette phrase, il veut nous rendre attentifs à ne pas perdre de vue que chaque événement auquel nous assistons est conditionné par un événement antérieur [autrement dit, l’effet suit la cause]. D’après le Journal du concile du père Congar, Siri aurait obtenu des voix au conclave qui devait élire Paul VI, mais y aurait renoncé en faveur de ce dernier. Du moment que le père Congar était très lié aux cardinaux français connus pour leurs idées progressistes, on peut admettre la fiabilité de sa déclaration. »

Avec la corrélation de ces deux auteurs, on peut facilement admettre ce que j’ai dit plus haut, d’autant plus que lorsqu’un élu refuse, ce qui a été le cas de Siri en 1963, il n’y a pas de fumée blanche et donc personne ne peut le savoir.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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