Voici un nouveau document ("La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969" par Sébastien Gué) prouvant l’ingérence de De Gaulle dans le
conclave de 1958, document qui corrobore celui que j’ai mis plus haut : https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-77.html
« Fait inhabituel, dès le lendemain du décès de Pie XII, survenu le 10 octobre 1958 [9 octobre], l’ambassadeur de France près le Saint-Siège se voit convoqué de toute urgence à Paris par de Gaulle pour évoquer le prochain conclave [15] afin que le gouvernement détermine la position à adopter. Cette convocation aussi inédite que rapide souligne d’emblée la dimension cruciale que le Général accorde à cette élection pontificale. Elle peut paraître étonnante a priori venant du président du conseil d’une République laïque. En fait il s’agit pour lui de veiller aux intérêts du pays ; intérêts qui ne contredisent pas ceux des ecclésiastiques français, au contraire. En effet, lors de cette entrevue du 11 octobre 1958, de Gaulle et l’ambassadeur de Margerie dressent le portrait du meilleur « papabile » aux yeux de la France. Or le premier souhait du gouvernement, c’est de voir élire un pape dont « le caractère ne fût pas si intransigeant qu’il puisse conduire à des conflits avec l’Église de France » [16], celle-ci étant considérée par certains milieux de curie comme trop audacieuse, voire progressiste – la suspension quatre ans plus tôt de l’expérience des prêtres-ouvriers est alors dans toutes les mémoires... Tout conflit avec l’Église de France aurait des répercussions négatives sur les relations avec le Saint-Siège, le gouvernement français cherche donc à éviter de nouveaux écueils, ou tout autre conflit entre l’Église et l’État. D’un point de vue plus politique – et concernant l’ensemble de la population française, non plus seulement les catholiques – le gouvernement souhaiterait également voir élire un pape « modéré » afin que ses positions en matière de doctrine et d’autorité ne produisent pas de tensions avec l’opinion française [17]. Enfin, dernier aspect évoqué, de Gaulle souhaite que la pensée et l’action du prochain pape ne contrarient pas les intérêts internationaux de la France, c’est-à-dire, concrètement, « qu’il ait pleinement conscience du rôle que joue la France dans le monde » [18]. Dans cette perspective, pour le gouvernement, certaines candidatures sont à éviter résolument. Au premier rang il place l’archevêque de Palerme, le cardinal Ruffini, dont « la réputation de réactionnaire (...) est bien établie » et qui par ailleurs ne dissimule pas le « peu de sympathie [qu’il a] pour notre pays » [19], tout comme le cardinal Pizzardo « à qui l’esprit français inspire une méfiance instinctive » [20]. Après avoir rejeté un certain nombre de noms [Siri devait être dans le lot], après avoir observé que ni l’aile « droite » ou plus traditionnelle de la curie – représentée par le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office –, ni l’aile « gauche » plus libérale et sociale – représentée par le cardinal Lercaro, archevêque de Bologne – ne bénéficient d’une majorité, acheminant le débat vers une solution de compromis, de Gaulle, suivant l’analyse de Roland de Margerie, en déduit que c’est la personnalité du cardinal Roncalli qui correspond le mieux au portrait esquissé [21]. Le patriarche de Venise connaît bien la France, il a été nonce pendant huit ans à Paris où il a laissé un très bon souvenir.
De Gaulle conclut alors cet entretien avec l’ambassadeur de France près le Saint-Siège par un propos qui ne laisse aucun doute sur son dessein : « Le meilleur candidat, du point de vue français (...) c’est Roncalli ? » [22], l’ambassadeur fit signe que oui, « alors, allez-y ! » répond le Général, qui donne ainsi pour mission à l’ambassadeur de mener, dès son retour à Rome, une « campagne » aussi discrète qu’efficace... [et que maçonnique]
Après les funérailles du pape défunt le 13 octobre 1958, s’ouvre une période de neuf jours de deuil, les nomendiales [novemdiales], avant l’entrée des cardinaux en conclave. Durant cette période, les membres du Sacré-Collège discutent entre eux tout d’abord, à l’occasion des congrégations générales ou surtout d’échanges informels, qui s’intensifient d’autant plus qu’ils ne se connaissent pas ou peu, Pie XII ne les ayant jamais réunis pour consultation. Mais, pour parachever leur réflexion, les cardinaux ne se limitent pas aux jugements de leurs pairs et multiplient les avis. C’est dans ce contexte que l’ambassadeur de France entre en scène... Pour les cardinaux résidentiels français, les entrevues avec Roland de Margerie sont une étape incontournable. Contrairement à eux, le diplomate connaît quasiment tous les membres du Sacré Collège ; il a par ailleurs une parfaite connaissance des milieux de curie, de ses groupes d’influence et de leurs positions (conservatrices, libérales, etc.), mais aussi de la situation de l’Église et de ses attentes, ce qui lui vaut d’être très apprécié. Dans cette perspective, le diplomate peut espérer que son analyse pèse de tout son poids dans la réflexion des cardinaux.
Toutefois sa tâche ne s’avère pas aisée car les cardinaux français sont divisés dans leur choix et ils « restent singulièrement inactifs s’abstenant de chercher le contact avec les autres membres du Sacré Collège » [23] [et pour cause : ils savaient bien ce qu’ils allaient faire !], alors même qu’ils pourraient constituer une force déterminante au sein du conclave du fait de leur nombre – ils représente le premier groupe national après les Italiens – et du réel prestige dont dispose le catholicisme français auprès de nombreux prélats étrangers. Si l’ambassadeur tente de remédier à cette situation, ses moyens sont minces [24] ; il ne peut multiplier les conseils sans mécontenter voire irriter les cardinaux français, au risque même de remettre en cause toute l’action déjà entreprise [en effet, De Gaulle voulait brûler les étapes et aller trop vite].
De Margerie semble étonnamment avoir davantage de succès avec les cardinaux étrangers. Outre ses entretiens avec ses collègues espagnol, portugais, allemand, belge – qui laissent apparaître un intérêt commun – le représentant français reçoit aussi personnellement plusieurs prélats étrangers. Le 16 octobre, il a ainsi un long entretien avec le patriarche d’Antioche qui vient encourager ses initiatives. Le cardinal Tappouni se montre en effet « heureux » de connaître les réflexions qu’inspirait au président du conseil le prochain conclave, « ajoutant textuellement : dites au général de Gaulle que, quand il pense aux six cardinaux français, il n’oublie pas qu’il y en a un septième avec eux » [25] [C’est justement avec lui que Siri a été fumer sa cigarette orientale ! Ce n’est pas un hasard !]. Il a en effet une grande estime pour la France et son rôle historique au Proche-Orient, et espère lui aussi voire élire le cardinal Roncalli [tiens-tiens !]. La sympathie du patriarche pour la France, et leur communauté de vue s’avéreront essentielles... Le soir du 25 octobre les cardinaux entrent en conclave.
Dans quelle mesure les conseils du gouvernement français et de l’ambassadeur ont-ils joué un rôle dans la détermination des prises de position ? Il semblerait qu’au cours de la première journée [26 octobre] du conclave les Français ne firent preuve d’aucune cohésion [26] [Normal, car il fallait un vrai Pape qu’on ferait renoncer avant d’en élire un faux qui paraîtrait vrai ! D’ailleurs l’auteur qui écrit en 2003, saute par-dessus la fumée blanche du 26 octobre, comme par hasard !]. Il faut attendre que le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office, batte le rappel en faveur du cardinal Ruffini [après la démission forcée de Siri-Benoît XVI] pour que les cardinaux français prennent pleinement conscience de la justesse de l’analyse de l’ambassadeur et de l’urgence de l’union pour contrecarrer l’initiative qui leur serait défavorable [En fait, le grand-œuvre maçonnique était fait ! Siri-Benoît XVI étant devenu Judas II, les félons pouvaient s’unir pour élire le premier intrus.]. S’appuyant entre autres sur l’action amorcée en amont par l’ambassadeur français, le cardinal Tappouni, avec le cardinal Feltin, archevêque de Paris, parviennent à rallier définitivement les cardinaux français, ainsi que plusieurs autres, autour de l’ancien nonce en France [27] [comme par hasard Hebblethwaite ne dit mot de Tisserant qui est le véritable maître d’œuvre]. Alors que les journaux italiens en affirmaient l’existence depuis les jours qui suivirent les funérailles de Pie XII, le « parti français » ne devient véritablement existant qu’à cet instant, et sous l’impulsion « décisive » [28] d’un « étranger »... Avec ce soutien déterminant le cardinal Angelo Roncalli est élu pape le 28 octobre et prend le nom de Jean XXIII [la maçonnerie avait réussi son coup]. Le nouveau pape avait eu connaissance des sentiments du général de Gaulle et de l’ambassadeur de France. Il n’y a pas été insensible. Avant même le conclave, alors que de Gaulle lui adressait « ses meilleurs vœux » [29], celui qui n’était encore que le patriarche de Venise, faisait porter un mot « des plus aimables » à l’ambassadeur de Margerie. Quelque temps plus tard, lors de la remise par l’ambassadeur de ses lettres de créances au nouveau pape, celui-ci fit quelques allusions sympathiques montrant qu’il n’ignorait rien des soutiens que son élection avait trouvés du côté français [30]. Il redit par ailleurs la grande – et sincère – amitié qu’il a pour la France, dont il témoigna tout au long de son pontificat.
Alors que tous les observateurs, y compris les diplomates français, avaient annoncé un pape de transition, Jean XXIII a entrepris une action considérable : il a lancé l’aggiornamento, la mise au jour, de l’Église, en réunissant le Concile Vatican II ; il a mené une action déterminée en faveur de la paix, symbolisée par une encyclique majeure « Pacem in Terris » en 1963.
Notes :
15) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 213-216, 10 octobre 1958, p. 1.
16) Ibid., dossier 1356, télégramme du 8 novembre 1958, p. 6.
17) Ibid., dossier 1356, télégramme 217-219, 10 octobre 1958.
18) Ibid.
19) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 220, 10 octobre 1958, p. 1.
20) Ibid.
21) Ibid., télégramme du 8 novembre 1958, p. 3.
22) Cité par Jean Puyo, Jean XXIII, le pape inattendu, Paris, Desclée, 1995, p. 118.
23) Ibid., télégramme 256, 23 octobre 1958, p. 1.
24) Ibid.
25) Ibid., télégramme 241, 16 octobre 1958, p. 1.
26) Ibid., télégramme 294, 8 novembre 1958, p. 1.
27) Ibid. ; également Peter Hebblethwaite, Jean XXIII, le pape du Concile, p. 309-312.
28) Ibid.
29) Peter Hebblethwaite, op. cit., p. 309.
30) MAE, série Europe - Saint-Siège, 1956-1960, dossier 51, télégramme de R. de Margerie, 29 décembre 1958. »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
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Here is a new document (“France and its relations with the Holy See, 1958–1969” by Sébastien Gué) proving De Gaulle’s interference in the 1958 conclave, a document which corroborates the one I posted above: https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-77.html
RépondreSupprimer“Unusually, the very day after the death of Pius XII on 10 October 1958 [9 October], the French ambassador to the Holy See was summoned urgently to Paris by de Gaulle to discuss the forthcoming conclave [15] so that the government could determine the position to adopt. This summons, as unprecedented as it was swift, immediately highlights the crucial importance the General attached to this papal election. It may seem surprising at first glance coming from the Prime Minister of a secular Republic. In fact, for him it was a matter of safeguarding the country’s interests; interests which did not conflict with those of the French clergy, quite the contrary. Indeed, during this meeting on 11 October 1958, de Gaulle and Ambassador de Margerie outlined the profile of the best ‘papabile’ in France’s eyes. However, the government’s primary wish was to see a pope elected whose ‘character was not so uncompromising as to lead to conflicts with the Church of France ’ [16], the latter being regarded by certain circles within the Curia as too bold, even progressive – the suspension four years earlier of the worker-priest experiment was still fresh in everyone’s memory... Any conflict with the Church of France would have negative repercussions on relations with the Holy See, so the French government sought to avoid further pitfalls, or any other conflict between Church and State. From a more political perspective – and concerning the entire French population, not just Catholics – the government would also like to see a ‘moderate’ pope elected so that his positions on doctrine and authority do not create tensions with French public opinion [17]. Finally, the last point raised is that de Gaulle hopes the next pope’s thinking and actions will not run counter to France’s international interests; in concrete terms, “that he is fully aware of the role France plays in the world” [18]. From this perspective, the government felt that certain candidates were to be resolutely avoided. He places the Archbishop of Palermo, Cardinal Ruffini, at the top of the list, a man whose ‘reputation as a reactionary (...) is well established’ and who, moreover, makes no secret of the ‘little sympathy [he has] for our country ’ [19], just like Cardinal Pizzardo, ‘in whom the French spirit inspires an instinctive mistrust’ [20]. Having rejected a number of names [Siri was likely among them], and having noted that neither the ‘right-wing’ or more traditional faction of the Curia – represented by Cardinal Ottaviani, Pro-Secretary of the Holy Office – nor the more liberal and socially minded ‘left’ wing – represented by Cardinal Lercaro, Archbishop of Bologna – enjoyed a majority, steering the debate towards a compromise solution, de Gaulle, following Roland de Margerie’s analysis, concluded that it was Cardinal Roncalli’s personality that best matched the sketch [21]. The Patriarch of Venice knew France well; he had served as nuncio in Paris for eight years, where he was held in high regard.
...
... De Gaulle then concluded this meeting with the French Ambassador to the Holy See with a remark that left no doubt as to his intention: “The best candidate, from the French point of view (...) is Roncalli? ’ [22], the ambassador nodded in agreement, ‘Well then, go ahead!’ replied the General, thereby tasking the ambassador with conducting, upon his return to Rome, a ‘campaign’ that was as discreet as it was effective... [and as Masonic]
SupprimerFollowing the funeral of the late Pope on 13 October 1958, a nine-day period of mourning, the novemdiales, began before the cardinals entered the conclave. During this period, the members of the Sacred College first discuss matters amongst themselves, during general congregations or, above all, in informal exchanges, which intensify all the more as they do not know one another, or know one another only slightly, Pius XII having never brought them together for consultation. However, to round off their deliberations, the cardinals do not limit themselves to the opinions of their peers but seek a wide range of views. It is in this context that the French ambassador enters the scene... For the French resident cardinals, meetings with Roland de Margerie were an essential step. Unlike them, the diplomat knows virtually every member of the College of Cardinals; he also has a thorough understanding of the inner workings of the Curia, its influential factions and their positions (conservative, liberal, etc.), as well as the state of the Church and its expectations, which makes him highly regarded. From this perspective, the diplomat can hope that his analysis will carry considerable weight in the cardinals’ deliberations.
However, his task proves far from easy, as the French cardinals are divided in their choice and they ‘remain singularly inactive, refraining from seeking contact with the other members of the College of Cardinals’ [23] [and for good reason: they knew full well what they were going to do!], even though they could have constituted a decisive force within the conclave due to their numbers – they represent the largest national group after the Italians – and the real prestige enjoyed by French Catholicism among many foreign prelates. Although the ambassador attempted to remedy this situation, his means were limited [24]; he could not offer too much advice without displeasing or even irritating the French cardinals, at the risk of undermining all the action already undertaken [indeed, De Gaulle wanted to rush things and move too quickly].
De Margerie seems, surprisingly, to have had more success with the foreign cardinals. In addition to his discussions with his Spanish, Portuguese, German and Belgian colleagues – which revealed a shared interest – the French representative also received several foreign prelates in private. On 16 October, for instance, he had a lengthy discussion with the Patriarch of Antioch, who had come to encourage his initiatives. Cardinal Tappouni indeed expressed his “pleasure” at learning of the reflections inspired in the President of the Council by the forthcoming conclave, “adding verbatim: tell General de Gaulle that, when he thinks of the six French cardinals, he must not forget that there is a seventh among them” [25] [It was precisely with him that Siri went to smoke his Oriental cigarette! This is no coincidence!]. He indeed held France and its historical role in the Middle East in high esteem, and he too hoped to see Cardinal Roncalli elected [well, well!]. The Patriarch’s sympathy for France, and their shared perspective, would prove essential... On the evening of 25 October, the cardinals entered the conclave.
...
... To what extent did the advice of the French government and the ambassador play a part in shaping the positions taken? It would appear that on the first day [26 October] of the conclave, the French showed no sign of unity [26] [Which is only natural, for a true Pope was needed who could be made to renounce the papacy before electing a false one who would appear to be true! Moreover, the author, writing in 2003, conveniently skips over the white smoke of 26 October, as if by chance!]. It was not until Cardinal Ottaviani, Pro-Secretary of the Holy Office, rallied support for Cardinal Ruffini [following the forced resignation of Siri-Benedict XVI] that the French cardinals fully realised the accuracy of the ambassador’s analysis and the urgency of uniting to thwart the initiative that would be unfavourable to them [In fact, the great Masonic work was done! With Siri-Benedict XVI having become Judas II, the traitors could unite to elect the first intruder.]. Building, among other things, on the groundwork laid earlier by the French ambassador, Cardinal Tappouni, together with Cardinal Feltin, Archbishop of Paris, succeeded in definitively rallying the French cardinals, as well as several others, around the former nuncio to France [27] [as if by chance, Hebblethwaite says nothing of Tisserant, who was the real architect of the plan]. Although Italian newspapers had been reporting its existence since the days following the funeral of Pius XII, the ‘French faction’ only truly came into being at that moment, and under the ‘decisive’ [28] impetus of a ‘foreigner’... With this decisive support, Cardinal Angelo Roncalli was elected Pope on 28 October and took the name John XXIII [Freemasonry had succeeded in its coup]. The new Pope had been aware of the sentiments of General de Gaulle and the French Ambassador. He was not indifferent to them. Even before the conclave, whilst de Gaulle was sending him ‘his best wishes’ [29], the man who was then still merely the Patriarch of Venice had a ‘most gracious’ note delivered to Ambassador de Margerie. Some time later, when the ambassador presented his credentials to the new pope, the latter made a few friendly allusions showing that he was well aware of the support his election had received from the French side [30]. He also reiterated the great – and sincere – friendship he felt for France, which he demonstrated throughout his pontificate.
SupprimerWhilst all observers, including French diplomats, had predicted a transitional pope, John XXIII undertook a remarkable initiative: he launched the ‘aggiornamento’, the modernisation of the Church, by convening the Second Vatican Council; he took decisive action in favour of peace, symbolised by the major encyclical ‘Pacem in Terris’ in 1963.
Notes:
15) MAE Nantes, Rome – Holy See series, file 1356, telegrams 213–216, 10 October 1958, p. 1.
16) Ibid., file 1356, telegram of 8 November 1958, p. 6.
17) Ibid., file 1356, telegrams 217–219, 10 October 1958.
18) Ibid.
19) MAE Nantes, Rome – Holy See series, file 1356, telegram 220, 10 October 1958, p. 1.
20) Ibid.
21) Ibid., telegram of 8 November 1958, p. 3.
22) Quoted by Jean Puyo, Jean XXIII, le pape inattendu, Paris, Desclée, 1995, p. 118.
23) Ibid., telegram 256, 23 October 1958, p. 1.
24) Ibid.
25) Ibid., telegram 241, 16 October 1958, p. 1.
26) Ibid., telegram 294, 8 November 1958, p. 1.
27) Ibid.; also Peter Hebblethwaite, John XXIII, the Pope of the Council, pp. 309–312.
28) Ibid.
29) Peter Hebblethwaite, op. cit., p. 309.
30) MAE, Europe – Holy See series, 1956–1960, file 51, telegram from R. de Margerie, 29 December 1958.
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